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Note à tous ceux qui possèdent un Samsung Galaxy Note 7, éteignez-le maintenant

GEORGE FREY /AFP

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On vous a déjà dit que garder son téléphone trop prêt de soi était dangereux pour la santé? Avec le petit dernier de Samsung, les risques sont encore plus importants...

Il y a deux choses à savoir sur le Galaxy Note 7 de Samsung. D'abord, n'achetez jamais ce téléphone. Quelle que soit la version. Si c'est déjà fait, éteignez-le maintenant. Tout de suite. Et quand vous le ramenerez en boutique, surtout échangez-le contre un modèle bien différent. Telles sont donc les précieuses recommandations dictées par le magazine Mashable après le GalaxyNote7 Gate, et que nous vous conseillons fortement d'appliquer. 

Vous n'êtes certainement pas passé à côté. Ces dernières semaines, le petit dernier du géant coréen fait des siennes, et pas des moindres. Aux États-Unis comme en Asie, pas moins d'une trentaine de cas d'inflammation du téléphone étaient déjà relayés au 2 septembre dernier, soit à peine un mois jour pour jour après la présentation du produit. 

Le problème vient de quelques cas exceptionnels de batteries défectueuses en surchauffe, explique l'entreprise productrice dudit objet diabolique. Elle lance alors un premier plan de sauvetage en rappelant les téléphones déjà vendus pour qu'ils soient remplacés. On parle là de 2,5 millions d'appareils sur le marché pour un coût de remplacement qui avoisine le milliard de dollars.

Quand Samsung décide de relancer les ventes en Corée du sud début octobre, les dirigeants se montrent confiants. Ils assurent qu'il ne s'agit que d'une erreur exceptionnelle et rarissime. Sauf que rien ne s'arrange.  

Depuis le début du mois, pas moins de sept incidents majeurs ont eu lieu. À chaque fois, les faits se répètent: l'appareil fume et s'enflamme. À commencer par un avion de la Southwest Airlines qui, alors qu'il s'apprêtait à décoller dans le Kentucky, a dû être évacué d'urgence car le Galaxy Note 7 d'un passager dégageait une fumée alarmante. Chose étonnante, il s'agissait pourtant déjà d'un modèle de remplacement. 

Toujours dans le Kentucky à Nicholasville, en pleine nuit, le téléphone d'un homme se met a dégager une fumée dense et alarmante. Puis il prend feu avec une odeur de plastique brûlé asphyxiante, alors même qu'il est branché. Son propriétaire est conduit le jour même aux urgences, tandis qu'il déclare des problèmes respiratoires dûs à la fumée inhalée.

En Virginie, Shawn Minter raconte à The Verge que son téléphone, qui avait pourtant été remplacé le 23 septembre dernier, a littéralement pris feu sur sa table de nuit, à 5h45 du matin. 

«Ma chambre était remplie de fumée. Je me suis réveillé dans une panique totale», témoigne l'homme marqué. 

Dans le Minnesota, une fillette de 13 ans a commencé à sentir une sensation de brûlure au niveau de son pouce. Son téléphone Samsung Galaxy Note 7 s'est, tout comme les autres, mis à fumer et à brûler en blessant l'adolescente.


Enfin, à l'autre bout du monde, la même scène s'est répétée à Taïwan et par deux fois en Corée du Sud, comme ici dans un restaurant Burger King, où l'appareil ne ressemble plus qu'à une effrayante grenade.

Or, pour l'heure, les explications du constructeur restent très vagues. À chaque nouvel incident signalé, le géant coréen tente de gagner du temps en estimant que c'est à lui d'identifier si le modèle qui a pris feu était un appareil déjà remplacé ou non. En attendant, «un ajustement des volumes de production pour améliorer le contrôle de qualité et permettre des investigations approfondies» de la part de Samsung, l'agence sud-coréenne Yonhap a tout de même annoncé la suspension de production du Galaxy Note 7, tout comme les trois plus gros opérateurs A&T, T-Mobiles US et enfin Verizon, qui renoncent désormais à tout remplacement de ces téléphones. 

Un conseil donc, fuyez ce téléphone, ou plutôt, ce danger ambulant. Et si à vos risques et périls il en reste un près de vous, voici une petite astuce sur le site Sammobile qui explique comment identifier, dans le doute, s'il s'agit d'un téléphone Samsung déjà remplacé ou non. Au vu des récents incidents, on doute tout de même que ce soit un gage de sécurité. 

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