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Le caca des gens minces pourrait-il nous aider à lutter contre l’obésité?

Papier toilette trônant fièrement sur le trône. | Dean Hochman via Flickr CC License by

Papier toilette trônant fièrement sur le trône. | Dean Hochman via Flickr CC License by

Le gouvernement canadien soutient une étude sur ce sujet très sérieux.

Pour lutter contre leurs kilos en trop, certaines personnes souffrant d’obésité usent parfois de techniques extrêmes comme la chirurgie. Mais comme l’explique Motherboard sur son site, la vraie réponse à leur problème ne nécessitera peut-être pas de passer sur le billard. 

On sait depuis peu que les intestins ont une composition différente en fonction du poids de la personne. De plus, «l’intérêt pour les fécalothérapies comme traitement de choses allant de la résistance aux antibiotiques à la malnutrition a grandi de façon impressionnante», écrit Motherboard. Et c’est dans le cadre de ce virage scientifique qu’une équipe de chercheurs canadiens a décidé de se pencher sur les déjections des gens minces.

Pour expliquer cette démarche, le docteur Herbert Gaisano de l’université de Toronto se compare au journaliste du site internet. «Si vous, qui êtes maigre, et moi, qui ait un peu d’embonpoint, mangeons la même quantité de nourriture, vous allez aspirer moins de nutriments, et je vais en aspirer plus. Une des causes s’explique par la façon dont les bactéries transforment la nourriture va m’en faire aspirer plus.»

Le but de l’étude de Gaisano, financée à hauteur d’1,5 million de dollars par le gouvernement canadien, a pour but de savoir si transférer des bactéries intestinales d’une personne maigre vers une personne obèse pourra aider cette dernière à perdre du poids. Les expériences seront menées sur des souris, mais également sur des humains, avec une attention toute particulière portée à leur historique médical. En effet, comme le précise le médecin, des études ont montré que le cancer peut avoir un lien avec le type de bactérie qu’une personne a dans son organisme. 

Ces précautions ne l’empêchent pas d’avoir bon espoir pour les résultats de son étude. Il en vient même à rêver d’un médicament, pour peu que l’on arrive à oublier qu’il s’agit de bactéries en provenance directe d’excréments. «C’est dégoûtant oui, mais dans une cellule vous ne le sentirai même pas. On devrait dire aux gens qu’ils prennent un super-probiotique, ou des probiotiques de minceur, ou quelque chose de “biotique”. Alors ils se diront “C’est bon à savoir. Je ne mange pas de la merde.” C’est du marketing.» 

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