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L'amitié gay-hétéro s'affiche enfin avec fierté

Photo promotionnelle de la série Scream Queens avec Glen Powell et Nick Jonas. Photo: Matthias Clamer/FOX

Photo promotionnelle de la série Scream Queens avec Glen Powell et Nick Jonas. Photo: Matthias Clamer/FOX

Les relations entre gays et hétéros sont de plus en plus visibles à l'écran, selon le New York Times.

Méga-surprise: au XXIe siècle des hommes hétéros et homos peuvent être amis. Le New York Times vient de publier un article sur le sujet. Le quotidien tente au passage de démocratiser un nouveau terme pour illustrer ce type de relations: bromosexuel, une combinaison de bros et homosexuel. Si le quotidien américain assure que ces relations ont toujours existé, il raconte que le vrai changement, c'est que la pop culture commence à s'y intéresser:

«Il y a toujours eu des amitiés entre hommes gays et hétéros, mais ce n'est que récemment qu'elles ont été mises en évidence dans des séries, des films, des livres et des blogs. Il y a souvent un sens de familiarité masculine traditionnelle en jeu dans ces portraits, faisant ressortir un sentiment assez particulier pour suggérer son propre terme: des relations bromosexuelles.»

Le New York Times met en opposition ces relations à celles présentées dans une émission comme «Queer, Cinq Experts Dans le Vent», diffusée au début des années 2000 sur TF1 où des hommes gays venaient changer la vie d'un hétéro, en lui apprenant ce qu'il fallait savoir sur la mode, la décoration d'intérieur...

«En contraste, dans la dernière saison de “Scream Queens”, on a pu voir Nick Jonas jouer le rôle d'un jeune homme gay vivant dans une fraternité, et qui noue des liens avec son frère de fraternité et meilleur ami, Chad, via le golf .»

L'article interroge plusieurs hommes gays qui parlent de leur relation avec des hommes hétéros et des différences (parfois clichés) entre les homos et les hétéros, ainsi que des évolutions qui ont eu lieu au fil de leur vie. Pour des hommes plus âgés, raconte l'article, il y a parfois une sorte de méfiance à dépasser. L'un d'entre eux explique ainsi qu'«on pense généralement les relations entre gays et hétéros et qu'elles sont hostiles ou qu'elles virent parfois au harcèlement. Pour cette raison les hommes gays ne sont traditionellement pas sentis à l'aise dans ces relations».

Le terme «amitié bromosexuelle» n'est cependant pas vraiment du goût de tout le monde. Sur Twitter, de nombreuses personnes le trouvent déplacé (et au passage l'article):

Le terme n'a cependant pas été inventé par le journaliste du New York Times. Sur l'Urban Dictionary, sa définition remonte au moins à 2009.

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