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Un contractuel de la NSA, suspecté d'être un «nouveau Snowden», a été arrêté

Les locaux de la NSA, à Fort Meade, Maryland. SAUL LOEB / AFP

Les locaux de la NSA, à Fort Meade, Maryland. SAUL LOEB / AFP

Comme Snowden, il était employé par Booz Allen Hamilton, une société sous-traitante travaillant pour la NSA.

Le New York Times rapporte le mercredi 5 octobre qu’un contractuel de la NSA, Harold Thomas Martin III, un homme de 51 ans travaillant indirectement pour l'agence, a été arrêté en secret par le FBI à la toute fin du mois d’août. Les autorités le soupçonnent, selon le journal, d’avoir «volé et dévoilé des codes informatiques classifiés et développés pour pirater les réseaux de gouvernements étrangers» tels que la Chine, la Russie, l’Iran ou la Corée du Nord.

Dans le communiqué détaillant la mise en accusation, le département de la justice écrit que Martin avait des autorisations lui permettant d’accéder à des contenus top secrets, et qu'un grand nombre de documents ont été retrouvés à son domicile. «Les enquêteurs ont localisé des documents papiers et des informations numérisées stockées sur différents appareils et disques amovibles. Un grand pourcentage des documents retrouvés dans la résidence de Martin et dans son véhicule portaient des marques indiquant qu’elles étaient la propriété du gouvernement américain et contenaient des documents classés confidentiels.»

Il est intéressant de noter ici que c’est la seconde fois en trois ans seulement qu’une personne travaillant pour la NSA est capable de faire fuiter des informations confidentielles. Edward Snowden, actuellement réfugié en Russie, avait diffusé en 2013 de nombreux documents prouvant que les Etats-Unis espionnaient leurs propres citoyens ainsi que les pays étrangers.

Harold Martin est d’ailleurs comparé à Snowden car il travaille dans la même société de sous-traitance que le lanceur d’alerte le plus recherché au monde: Booz Allen Hamilton. Cette société est notamment chargée de gérer les «cyberopérations» les plus sensibles au sein de la NSA.

S’il est condamné, Martin risque entre un et dix ans de prison pour le vol et la rétention de documents classifiés ainsi que pour le vol de matériels du gouvernement. 

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