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Les conseils des médecins changent selon leur opinion politique

Docteur | Jeff Eaton via Flickr CC License by

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C'est en tout cas ce que révèle une étude publiée par l'université de Yale. Essayez un peu de deviner la réponse pour votre propre docteur...

De la politique chez le médecin? C'est possible, même si ce n'est pas ostensible. Les chercheurs de l'université de Yale se sont posé récemment une question plutôt inattendue, mais tout à fait de circonstance: «L'orientation politique des médecins peut-elle avoir un impact direct sur leurs décisions professionnelles?»

Pour mener cette étude, Yale News nous raconte que les chercheurs ont donc récolté les affiliations politiques de quelque 20.000 médecins à travers 29 États américains, parmi lesquels 2.000 ont été interrogés grâce à des consultations simulées. Les docteurs se sont donc vus proposés neuf scénarios de patients différerents. Dont trois incluant des situations politiques: l'usage de marijuana, l'avortement ou encore le port d'armes. Pour chaque patient, les médecins devaient évaluer la gravité des profils et conseiller le traitement à suivre. 

La marijuana, l'avortement et la possession d'armes nous disent tout

Prenons deux exemples concrets. Ceux d'un homme de 38 ans, père de deux enfants, qui admet consommer de la marijuana récréative trois fois par semaine ou qui reconnaît avoir plusieurs armes à feu à la maison. Tandis que les médecins Républicains se montrent bien plus réticents face à la consommation régulière de cannabis, leurs confrères démocrates se sont davantage alertés de la possession de plusieurs armes à feu au domicile du patient, reprend le Daily Mail

Pour Eitan Hersh, co-auteur de l'étude, le bilan est sans équivoque. Les convictions politiques des médecins ont une incidence indéniable sur la tournure de leur consultation professionnelle qui rejoint naturellement la tendance de leur vote. 

Pour autant, n'espèrez pas deviner clairement l'orientation politique de votre docteur en prenant simplement rendez-vous pour un rhume. Le magazine Vox précise bien que pour des sujets médicaux moins controversés tels que l'alcoolisme, l'obésité ou encore la dépression qui ont été abordés dans l'étude, les médecins ont mené leur consultation de manière similaire et se sont sentis tous aussi concernés par ces pathologies. 

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