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La stratégie de Mike Pence pour défendre Trump pendant le débat: nier la réalité

Temps de lecture : 2 min

Le candidat républicain à la vice-présidence a menti plusieurs fois pour protéger Trump.

Le candidat républicain à la vice-présidence Mike Pence lors du débat à la Longwood University à Farmville, Virginie, le 4 octobre 2016.
Le candidat républicain à la vice-présidence Mike Pence lors du débat à la Longwood University à Farmville, Virginie, le 4 octobre 2016.

Une semaine après la mauvaise performance de Donald Trump dans son débat contre la candidate démocrate Hillary Clinton, son colistier Mike Pence a fait mieux que lui. Dans un débat à l'université de Longwood en Virginie, ce mardi 4 octobre, contre le démocrate Tim Kaine, Pence, gouverneur de l'Indiana, a défendu Trump de manière plus calme et cohérente que ne l'avait fait Trump lui-même. Mais comme Trump, il a beaucoup menti.

La stratégie de Pence était simple: lorsque Tim Kaine, le colistier d'Hillary Clinton commençait à citer des positions indéfendables de Trump, Pence restait calme, hôchait la tête avec un petit sourire et niait la réalité.

Le Huffington Post s'est moqué de ce tour de passe-passe en rebaptisant Mike Pence «Magic Mike, l'homme qui fait disparaître Trump.»

Lorsque le sénateur de Virginie Tim Kaine a rappelé que Trump avait qualifié Vladimir Poutine de «grand leader», Pence a dit que c'était faux et a dit que Poutine était un «leader mesquin et agressif». Pourtant, début septembre, Trump avait bien dit que que Poutine était un meilleur leader qu'Obama. À l'époque, Pence était d'accord avec Trump: il avait dit qu'il était «incontestable» que Poutine «était un leader plus fort qu'Obama».

«Il n'a jamais dit ça»

Sur le sujet des armes nucléaires, le colistier de Clinton a rappelé que Trump avait déclaré que plus de pays devraient se doter de bombes atomiques. Il avait notamment cité le Japon et l'Arabie Saoudite. Face à ce fait, Pence a tout simplement répondu: «il n'a jamais dit ça», ce qui est faux.

De même, lorsque Kaine a noté que Trump prévoyait de créer une force spéciale pour expulser tous les sans-papiers du pays, Pence a dit que c'était «n'importe quoi», alors qu'il est très facile de retrouver ces citations exactes dans la presse.

À plusieurs reprises, Pence a hôché la tête lorsque Kaine citait un des méfaits avérés de Trump –les doutes sur la nationalité d'Obama, la remarque sur le poids de l'ancienne Miss Univers– une façon d'avouer qu'il ne pouvait pas vraiment défendre le candidat et en était en quelque sorte réduit à nier la réalité en silence.

«Ce n'est pas parce que Pence hôche la tête et rit que Trump n'a pas vraiment dit ça».

Malgré ces nombreuses inexactitudes, les commentateurs sont tombés d'accord pour dire que Pence s'en était bien sorti, et peut être un peu trop bien, comme l'a tweeté ce journaliste de Bloomberg:

«À quel moment est-ce que Trump va cesser d'être content de la performance de Pence et va commencer à s'énerver que les gens disent que Pence est mieux que Trump?»

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