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Facebook fait condamner le «roi du spam» à 711 millions de dollars d'amende

Slate.fr, mis à jour le 06.11.2009 à 0 h 00

Un juge américain a ordonné à un pirate informatique appelé le «roi du spam» (pourriel) à verser à Facebook 711 millions de dollars. Les responsables de Facebook ont reconnu vendredi 30 octobre en Californie après le jugement qu'il était peu probable que le malfaiteur, Sanford Wallace, verse effectivement cette somme, mais ils ont estimé que cette décision de justice marquait néanmoins une victoire dans leur lutte contre les «spams» qui sont en fait des messages publicitaires à but lucratif adressés frauduleusement aux utilisateurs du site.

«Nous nous attendons à ne pas recevoir la plus grande partie de ces dommages et intérêts, mais nous espérons que cela sera dissuasif pour ces criminels», explique Sam O'Rourke, un responsable juridique de Facebook, sur le blog officiel du site.

M. Wallace, qui s'est déclaré en faillite personnelle, se trouve ainsi protégé contre l'injonction de payer, mais le juge qui a prononcé la sentence a demandé au procureur fédéral de Californie de le poursuivre au pénal pour désobéissance, ce qui pourrait aussi l'exposer à une peine de prison.

Dans sa plainte, Facebook décrivait Sanford Wallace comme «un escroc notoire de l'Internet qui a été impliqué dans diverses activités illégales de spamming et autres logiciels malveillants depuis le milieu des années 1990». L'an dernier un autre site de socialisation, MySpace, avait obtenu 230 millions de dollars de dommages et intérêts du même Sanford Wallace qui a aussi été condamnée à 4 millions de dollars d'amende pour l'installation d'un spyware sur des ordinateurs... le casier de «Spamford», autre surnom, est riche.

Sanford Wallace se consacre au spam depuis qu'il y a goûté dans les années 90, avec à l'époque des millions de courriels indésirables envoyés aux abonnés CompuServe et AOL. L'homme a fondé la société de marketing commercial Cyber Promotions, et toujours l'idée d'attirer les internautes sur divers sites pour se faire rémunérer en fonction du trafic généré.

Sanford Wallace et un complice, Walter Rines, ont été ainsi reconnus coupables vendredi d'avoir envoyé des messages leur permettant de se faire passer pour des utilisateurs classiques de MySpace et de tromper la vigilance de leurs destinataires. Ils pouvaient alors inonder les internautes de spams afin de les attirer vers des sites de vente bidon.

Pour Facebook, ce n'est pas un record dans ce genre d'affaire. En novembre 2008, le site de socialisation avait obtenu 873 millions de dollars d'un autre spammeur de nationalité canadienne.

[Lire l'article complet sur le San Francisco Chronicle]

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Image de Une: Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, lors d'une conférence  Kimberly White / Reuters

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