Monde

Donald Trump ne sait pas rire, pire, il n'a pas d'humour

Temps de lecture : 2 min

Et cela pourrait bien lui coûter la Maison-Blanche.

Donald Trump lors du premier débat présidentiel, le 26 septembre 2016. WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Donald Trump lors du premier débat présidentiel, le 26 septembre 2016. WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Donald Trump avait bien commencé son débat ce 26 septembre, mais le candidat républicain s'est ensuite effacé. Il est devenu moins tranchant et a permis à Hillary Clinton de revenir, avant de la voir prendre le dessus. Et dans toute cette histoire, son absence d'humour lui a sans doute coûté cher, quand sa rivale lâchait quelques sourires et quelques piques à son sujet. Et ce alors que la candidate démocrate a souvent été critiquée sur le fait qu'elle n'arrive pas à se connecter aux gens, ou que ses blagues sont bien trop préparées pour sembler improvisées, raconte The Atlantic.

«Lundi, l'humour d'Hillary Clinton lui a permis de montrer qu'elle était parfaitement consciente de son image et qu'elle était sérieuse. Il a réussi à isoler Trump, donnant l'impression qu'il était comme une araignée furieuse coincée dans sa toile dystopique. Nous ne disons pas que Trump ne fait rire personne. C'est simplement que quand c'est le cas, c'est en humiliant quelqu'un d'autre: que ce soit un Jeb Bush “Sans Énergie”, un Ted Cruz “Menteur”, ou encore un “Petit” Marco Rubio. L'humour né de la cruauté se trouve en être la forme la plus facile et donc la plus faiblarde. C'est facile, et cela n'élève pas le candidat, ou le rend plus sympathique. Et quand Trump décroche quelque rires, son sourire est forcé –une simple ligne, une conséquence d'un spasme du visage, plus qu'une véritable expression d'amusement.»

La même analyse a été faite par The Nation quelques jours plus tôt. Pour les deux médias, les sorties de Donald Trump dans les late-shows, ces machines à rendre cools les politiques –et où Trump se moque (très) gentiment de lui-même– ne sont pas la même chose. The Atlantic met d'ailleurs l'accent sur la différence avec les derniers présidents: de des rires de Bill Clinton, aux sorties étranges et blagues de George Bush, en passant par les punchlines de Barack Obama, Donald Trump n'a pas grand chose qui le lie aux anciens présidents sur ce point. Et ce pourrait être un gros problème pour lui pour s'asseoir dans le Bureau ovale.

«Trump a fait un diagnostic au vitriol de l'état de la société américaine, et sa capacité à faire passer sa rage populiste l'a amené très loin. Presque tout en haut, en fait. Mais les Américains ne sont pas un peuple sans joie. Ils ont élu lors des vingt-cinq dernières années, des hommes qui pouvaient offrir l'espoir d'un peu de bon humour au milieu du chaos. Trump n'a jamais offert cela au public. [...] Il est difficile d'imaginer le public américain offrir la tête du pays pour les quatre prochaines années à un homme si rongé par la tragédie sombre.»

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