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Le célibat peut être un choix (et le bon)

Temps de lecture : 2 min

Alors que tout nous pousse à être en couple, certains clament haut et fort que le célibat se choisit et s'assume.

Jeune mariée sur le pont de Bir Hakeim, Paris. Ludovic Marin AFP
Jeune mariée sur le pont de Bir Hakeim, Paris. Ludovic Marin AFP

La saison des mariages touche à sa fin. Fini pour cette année les EVJF (enterremments de vie de jeune fille), les promesses de bonheur éternel et les grands-parents exatiques. Ne reste plus que les questions esquissées à partir de la vingtaine et carrément appuyées passée la barre des 25 ans:

«Et toi, c'est pour quand/que tu nous présente quelqu'un/que tu te maries/que tu fais des enfants/que tu arrêtes de t'enquiller des coupes de champagne avec tes autres cousins célibataires qui ont d'ailleurs dix ans de moins que toi etc., etc.»

Quelle joie ce pourrait-être d'hurler à sa grand-tante qu'on a pas l'intention pour le moment –ou à tout jamais– d'aller acheter des meubles à deux chez Habitat le dimanche, de cesser d'être parfaitement indépendant ou encore moins de se faire passer la bague au doigt en claquant une somme qui pourrait servir à faire trois fois le tour du monde en sac à dos.

Comme l'explique un article publié sur Fusion.net, le célibat n'est pas forcément subi, il peut être un choix, un mode de vie que l'on décide et que l'on construit au même titre qu'une relation sentimentale ou une vie de famille. Et faire son coming out en tant que célibataire assumé est un véritable défi face à une société qui considère les personnes seules comme «ayant un problème» ou «passant à côté de quelque chose de –forcément– fondamental à une “vie réussie”».

Dès l'âge de 16 ans, j'ai su que ne me marierai jamais

Alors que près de la moitié des Américains sont célibataires et que le célibat en France concerne 36,7% des femmes et 43,6% des hommes (chiffres INSEE 2015), la journaliste de Fusion appelle à cesser de stigmatiser les célibataires.

Elle a d'ailleurs rencontré des hommes et des femmes ayant fait le choix de ne pas se mettre en couple, dans la mesure où cette configuration de vie était loin de contribuer à leur épanouissement personnel. Deborah, une californienne de 63 ans, explique ainsi ne jamais avoir été passionnée par les relations amoureuses:

«Je n'ai jamais vraiment aimé les histoires sentimentales, explique t-elle à Fusion. Quand j'étais en couple, je me sentais toujours bizarre [...] Dès l'âge de 16 ans, j'ai su que je ne serai jamais mariée, je le savais au plus profond de moi-même.»

Après avoir eu différentes histoires, Déborah est célibataire depuis l'âge de 40 ans. Elle déclare que son travail, sa vie artistique et ses amis suffisent parfaitement à son bonheur.

L'occasion de tordre le coup à des clichés dont la génération Disney a été biberonnée: que la vie sentimentale est le centre d'une existence et que, surtout pour les femmes, le bonheur passe par l'attente d'un prince charmant.

Slate.fr

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