Jacques Attali: le déficit doit être détruit avant qu'il nous détruise
Le déficit public est devenu une folie suicidaire qui entraînera, si on ne réagit pas vite, le pays dans un déclin dont il ne se relèvera pas.
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La crise grecque et la défiance croissante sur les marchés à l'égard de la dette souveraine de ce pays de la zone euro, les attaques grandissantes contre le Portugal et l'Espagne sont autant d'illustration de la deuxième vague de la crise financière qu'annonçait Jacques Attali l'an dernier. Il mettait en garde contre les déficits publics incontrôlés et notamment celui de la France. Nous republions cet article.
Il fut un temps lointain, il y a plus de 21 siècles, où un homme politique romain, Caton dit «l'Ancien», terminait tous ces discours devant le Sénat de la ville par une phrase restée dans la mémoire collective comme le symbole de l'obsession en politique: «Carthago delenda est» («Carthage doit être anéantie»). Et comme, dans l'action publique, pour être efficace, il faut toujours répéter les choses un nombre incalculable de fois, il finit par obtenir gain de cause. Carthage, la grande et unique rivale de Rome, la ville-état phénicienne, au bord de la Méditerranée, sur l'emplacement d'un quartier de l'actuel Tunis, la ville dont la reine Didon assura la gloire, finit par être incendiée, détruite, rasée; les rares survivants furent vendus comme esclaves et son emplacement fut recouvert de sel.
Cette répétition constante d'une idée fixe, d'une ambition nécessaire, mériterait d'être aujourd'hui reprise à propos du déficit budgétaire: «le déficit doit être anéanti». Il faut le répéter sans cesse, à toute occasion, parce que nul ne l'entend et nul ne comprend que ce déficit est devenu, depuis 1993, une folie suicidaire, dont les responsables sont à gauche comme à droite, et qui entrainera un jour, si on ne réagit pas vite, le pays dans un déclin dont il ne se relèvera plus. Il faut détruire le déficit avant qu'il ne nous détruise, comme il fallait détruire Carthage avant que Carthage ne détruise Rome.
Aujourd'hui, personne ne semble prendre au sérieux cette menace. Que l'annonce d'un déficit prévisible de plus de 8% en 2009 comme en 2010 n'ait pas déclenché de scandale est hallucinant. Qu'on annonce, sans que nul ne le relève, que la Sécurité Sociale est insolvable et que, pour lui permettre d'emprunter encore, on va transférer sa dette sur une caisse d'amortissement, sans donner à cette caisse un seul sou pour faire face à ses échéances, est encore plus hallucinant.
Le pays ne veut pas voir qu'il va dans le mur, pour le seul bénéfice d'hommes politiques incapables de faire des économies budgétaires, ou d'augmenter les recettes, et pour qui l'invention de nouvelles dépenses reste l'occupation favorite. Et les citoyens d'aujourd'hui sont assez lâches pour tolérer qu'on reporte ainsi sur les générations suivantes le poids des efforts qu'ils refusent de faire pour conserver leur bien être.
Pourtant, les choses sont claires: Aujourd'hui, le déficit budgétaire atteint prés de 9% du PIB (Produit intérieur brut) soit 30% du budget. Imagine-t-on cela? Près du tiers du budget est consacré à payer des dépenses du passé par des recettes de l'avenir! Aucun ménage, aucune entreprise, ne survirait dans ces conditions. Bientôt, notre dette publique dépassera le montant de la richesse nationale annuelle. Et bien plus encore même, si on compte nos obligations de santé, de retraite, et de dépendance.
Jusque maintenant, la baisse des taux d'intérêt mondiaux a permis de le cacher en stabilisant le service de la dette autour de 2,5% du PIB. Mais cela n'est qu'une illusion: quand ces taux remonteront (car, évidemment, ils remonteront un jour, à moins d'enlever aux Banques centrales leur unique moyen d'action sur l'inflation et les taux de change), le piège du service de la dette se refermera sur la France comme la corde autour du cou d'un pendu: un point de hausse des taux d'intérêt, ce sera plus de 10 milliards de service de la dette. Si le coût de la dette publique en France passe de 3% à 7% ce qui est tout à fait possible, il faudra lui consacrer chaque année 100 milliards d'euros, soit 5,2% du PIB et 28% du budget. Et comme on n'en aura pas les moyens, faute de recettes fiscales, cette dépense nouvelle s'ajoutera au déficit, qui dépassera alors largement la moitié du budget, comme c'est déjà le cas dans certains autres pays.
On maudira alors la classe politique, qui, pour ne pas prendre le risque d'etre provisoirement impopulaire, aura reculé devant les réformes difficiles, et en particulier devant les inévitables hausses d'impôts; on maudira les plus anciens; et, pour finir, on renversera du sel sur le tombeau de notre grandeur.
Jacques Attali
Lire également: Dette publique, le plus dur est à venir.
Image de Une: Reconstitution de Carthage
Mis à jour le 14/09/2010 à 22h44









































Il est assez facile de pointer un problème que tout le monde admet par évidence. Moi-même, je ne remets pas en cause le principe de la dette publique. Ceci étant, il y a lieu de rappeler deux choses essentielles au débat, à mon sens :
- L'Etat a toujours été plus ou moins endetté. Ceci est d'autant plus vrai que dans le monde, très peu d'Etats échappent à cette réalité, si ce n'est aucun (voir les chiffres : http://www.linternaute.com/savoir/classement/pays-endettes.shtml). Rome, l'église, Louis XIV et même la révolution française se sont confrontés à l'endettement public. Toutefois la ressemblance historique s'arrête là.
Pourquoi ? Je pense que la dette publique correspond aujourd'hui au surplus de dépenses que doit assurer l'Etat pour le bien commun, en lieu et place des marchés privés. De ce fait, la dette publique est étroitement liée à l'insuffisance des initiatives privées pour la satisfaction des besoins de la société. Mis en parallèle avec une fiscalité progressive, elle joue le rôle d'une soupape et assure les citoyens que leurs intérêts primordiaux ne seront pas oubliés : c'est la redistribution des richesses, au demeurant mal gérée par le marché qui promeut les intérêts individuels de ceux qui en prennent la tête. A vouloir réduire cette dette en faisant payer les ménages alors qu'elle assurait un niveau de vie satisfaisant au plus grand nombre, on l'empêchera de remplir son rôle le plus primordial : la paix sociale.
- La deuxième question que je me pose, en tant que contribuable, est la suivante : à qui l'Etat et les collectivités locales doivent-elles de l'argent ?
La question, finement éludée par la plupart des économistes, a été plusieurs fois posée pendant le débat. Qui détient les créances, et pourquoi ? (voir par exemple, ce billet, qui s'intéresse à la question : http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/2009/05/28/Qui-d%C3%A9tient-la-dette-de-l%E2%80%99Etat-fran%C3%A7ais). Il est facile de parler de dette, mais je pense que les dessous de ce débat ne sont pas très jolis à regarder...
Dans tous les cas, l'augmentation généralisée de la fiscalité n'est pas une solution. Il faut se rendre compte qu'aujourd'hui, avec le désengagement de l'Etat (pas seulement la diminution du secteur public mais surtout la disparition des financements publics pour les secteurs publics assurant le service public et donc l'étiolement de tout contrôle sur ce qui sert le bien commun), l'augmentation de la fiscalité sur le dos de tous les ménages pour payer des dettes à des créanciers qui sont sans nul doute ceux qui tiennent les rennes sur les marchés (comprendre les grosses fortunes) est une solution qu'un républicain ne PEUT pas envisager. En agissant ainsi, la France trahirait le pourquoi de cette dette publique, détruisant par là ce qui a motivé sa formation. Il s'en suivrait un véritablement enrichissement sans cause socialement injuste.
La véritable solution réside dans des choix plus sensibles : tenir tête aux créanciers et établir un état de compte complet comprenant les noms de ceux qui profitent de la dette, leur fortune, les raisons des créances et surtout une sélection des dettes qui ont été contractées sur le dos du contribuable sans rechercher l'intérêt général. Une fois le tri fait, si la dette, reste trop importante, il est toujours possible de l'annuler via un banqueroute... Évidemment, cela entraînera un choc sismique sans précédent dans l'économie mondiale, mais ce sera çà ou continuer à cumuler les dettes jusqu'à ce que les liquidités de l'Etat ne puissent plus permettre leur remboursement intégral.
Enfin, outre résorber la dette, il serait temps de penser à un système capitaliste alternatif qui permette d'éviter à l'Etat de palier les insuffisances des financements privés pour les entreprises permettant l'intérêt de tous, et cela passe à mon sens par une remise en cause d'un certain nombre de dogmes libéraux en raison des contrôles et des ordonnancements que cela suppose
Le silence assourdissant des politiques (maajorite et opposition) et des medias sur la gestion catastrophique de notre economie menee par le regime Sarkozien me faisait desesperer de tout et de tous. Il est clair que les instincts GWBushiste de Nicolas, son ignorance de l'economie et sa propension a refuser les contraintes ne l'aident pas, pas plus que la peur qu'il inspire a ses conseillers (et leur esprit courtisan extreme, que fait Fillon?)
Un aspect que vous n'avez pas note est la divergence entre les politiques economiques menees en Europe et la monnaie unique. Alors que les gestions irresponsables etaient autrefois sanctionnees par le marche (devaluation), l'euro ne permet plus cette resolution des divergences des politiques economiques et risque de conduire a des tensions enormes entre les pays vertueux et les autres. Suffisantes pour amener l'Europe a la guerre? Ca me semble tres possible. Les Allemands ne voudront plus payer pour les autres, les Francais ruines par l'irresponsabilite de leurs elites se retourneront contre leurs crediteurs et s'alarmeront que tous leurs actifs appartiennent aux etrangers, le terrain sera pret pour les populistes (il n'y a deja plus que ca et ils sauront designer les "coupables": l'etranger).
En outre, en diminuant les impots sans diminuer les depenses donc en creusant les deficits, on va faire exploser le systeme social Francais: plus de retraites, plus de secu, liquidation du secteur public...alors que nos voisins vertueux en beneficieront encore... Bonjour les consequences...
La democratie, ca veut aussi dire le respect des citoyens. L'irresponsabilite et le silence de nos politiques, des medias et des elites economiques sur cette issue fondamentale montre bien leur mepris immense (a moins qu'il s'agisse de leur incompetence ou de leur couardise!) pour les Francais.
... les boucs emissaires n'ont qu'a bien se tenir!
Continuez et esperons qu'au moins un politique va reprendre la balle au bond...il aura ma voix.
Soit nos politiques sont des stratèges de génie qui ne nous disent pas tout et ont déjà prévu une inflation façon années 70 pour résorber la dette ce que je doute ou bien ils sont irresponsables et vivent au jour le jour au rythme des élections et de leurs promesses impossibles, ce que je crois plus;
Maintenant, la sortie est inéluctable c'est a dire la restriction budgétaire (au moins diviser par deux le budget) et vu qu'on ne pourra pas massivement augmenter les impots, celà sonnera le glas de la sécu, des retraites et en particulier celle des fonctionnaires. Globalement je ne vois pas ce qui pourra resister à un tel séisme, je vois bien un scénario à l'Argentine des années 80, des fonctionnaires non payés et le recul de la puissance de papier de la France maintenu par un prélévement excessif sur ses ressources qui donne l'illusion de sa grandeur. La chute risque de faire mal, toute la finance le sait et prend déjà ses dispositions (en allégeant leur position du financement de l'économie francaise), ainsi que certains grands groupes qui en sont a se poser la question de savoir s'ils ne doivent déplacer leurs sièges sociaux vers des zones plus calmes.
On peut comprendre l'inquiétude d'un homme aussi averti que Jacques Attali qui doit percevoir mieux que quiconque à quel point la méfiance pourrait déstabiliser le système économique mondial mais je me pose la question du processus qui pourrait initier cette méfiance dans la mesure où les capitaux n'ont pas aujourd'hui d'autre choix que de s'investir dans un système financier unique ! Si les chinois avaient l'audace de créer une monnaie refuge concurrente du dollar, n'y aurait-pas là matière à s'inquiéter ?
Les créanciers font confiance à la France qui a toujours honoré sa signature d'emprunteuse dans le passé. Merci à nos pères ! Aujourd'hui, le choix est
soit d'abandonner cette position, mais alors les capitaux se détourneront des emprunts d'état français et la France sera mise au pas par les créanciers du monde entier comme l'a été l'Argentine...
ou rembourser en se serrant la ceinture: personne n'en n'a envie...
ou rembourser par une forte croissance ... mais plus personne n'y croit dans cette Europe vieillissante et hédoniste
Ou tenter de rembourser en "monnaie de singe" par l'inflation ou un autre mécanisme... à condition que les créanciers, français et étrangers se laissent faire: un explosion des taux d'intérêt précéderait très probablement l'inflation.
pas de bonne solution donc ! en fait , si , il y en a une: ne pas s'endetter plus que les autres, rester de relatifs bons élèves par rapport au reste du monde lui même endetté et qui, peut être , un jour, trouvera une solution "mondiale" de remise à zero des compteurs à laquelle nous participerons. Quitte alors à ce que les créanciers nous fassent payer autrement l'argent que nous leur aurons volé.
Je renvoie donc à 'article du même auteur et également sur Slate.fr: http://www.slate.fr/story/2843/plaidoyer-pour-linflation
Il faut déjà revenir à des notions plus vraies: l'Etat engrange 254,4 milliards de recettes et dépense 322,3 milliards il a donc un déficit de -67,9 milliards.
Le déficit doit être rapporté au total des recettes ce qui fait un déficit de 27% et non de 3% sur un total PIB.
Aucune entreprise ne calcule sa perte sur son total bilan, sauf quand elle est en faillite et cherche un repreneur.
Si on communique sur cet indicateur, les gens comprendraient mieux le pb.
http://www.performance-publique.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2010/depliant_budget2010.pdf
Dans les dépenses, il y a aussi les intérêts de la dette correspondant à 43 milliards.
Ce qui ne correspond pas à une charge, aussi bien pour une entreprise qu'un état
Si si ce sont des charges financières qui viennent au niveau du résultat financier...les charges d'intérêts sont bien une charge qui impacte l'exploiation et la trésorerie, on ne voit pas comment il en serait autrement!
Idem pour un particulier, l'Etat a-t'il une règle différente??
Grâce aux institutions européennes, et en particulier au traité de Lisbonne, qui détient la plus grande partie des dettes, et des intérêts colossaux de celles-ci ? Les banques d'affaires. Comment peuvent-elles en être arrivées là ? C'est simple, autrefois les États créaient de l'argent, c'était leur prérogative régalienne. Si ces États étaient démocratiques, ce sont les représentants du Peuple qui votaient des budgets en déficit. L'expansion se chargeait de combler ces déficits.
Maintenant, et cela partout dans le monde, ce sont des banques privées, ou des organismes soit-disant indépendants qui distribuent la manne à des taux importants, et souvent incompatibles avec de saines finances. Les États, tous les États sont pris à la gorge. Leurs émissions institutionnelles, bons, emprunts, leur reviennent cher également. Sinon ceux qui possèdent des liquidités, souvent les banques ou des fonds de placements privés, n'en veulent pas.
Quelle pourrait être la solution ? Elle va faire se dresser des lobbies multiples, ceux qui sont payés par les riches apporteurs d'argent évoqués plus haut. En revanche, elle est simple. Il faut et il suffit que les États, en séance solennelle de l'ONU (car c'est une décision politique), décident que dorénavant toutes les dettes contractées auprès des banques, des fonds de placements, des compagnies d'assurances en chasse à la bonne affaire financière (pour elles, et non leurs clients), que ces dettes n'existent plus, non plus que les intérêts correspondants. Pour faire moins brutal, appelons cela un moratoire, mais voté à titre définitif.
A cette nouvelle, je vois déjà les pays du Sud, qui sont plus que pris à la gorge, relever la tête. Incidemment, leurs dirigeants risquent d'en faire les frais, ayant probablement massivement joué le jeu spéculatif eux aussi. Bon débarras. Quant aux banques d'affaires, c'est simple, elles n'existent plus, puisqu'elles n'ont plus de raison d'être. Ne se retrouveront au chômage que des traders, de gras dirigeants déjà largement pourvus, des parasites en somme.
Qui aura le courage, ou l'énergie du désespoir, parmi les responsables de gouvernements, pour proposer une pareille idée à ses pairs ? Sans doute, avec le recul, sera-t-il considéré comme un bienfaiteur de la terre entière (moins les quelques-uns qui vivent actuellement aux crochets des nations). Ce sera une nouvelle donne, qui pourra aller de pair avec une mise au ban de l'humanité du Profit, et des crimes qu'il engendre souvent en toute impunité.
Alors, chiche ?
L'ensemble des partis politiques ont été et sont irresponsables face à l'endettement de notre pays et les plus bavards M. Fabius, M.Sarkosy, M. Charasse Mme Lagarde et autres ministres de l' économie, dont l'incompétence est à la hauteur de notre endettement comment pourraient-ils prouver le contraire, les chiffres parlent d'eux mêmes.
Nos politiciens tellement préoccupés par le renouvellement de leur mandat à vie ont fait croire aux français que l'impossible était la devise de notre pays.
Aujourd'hui la Grèce demain le Portugal et ..... la France.
Notre endettement par le "jeu" des taux d'intérêts passera la barre des 10% avant fin 2012, car aujourd'hui la puissance économique n'est pas Europe, donc une relance très faible = des rentrées faibles.
La faiblesse du pouvoir d'achat dont la gauche est la plus responsable, mais également la droite qui a été incapable "grace" au Medef de refonder une distribution des réultats, des syndicats tellement vieux dans leur vision du monde qu'ils sont également les acteurs de cette dette folle, et tout cela pour le bien des pays émergents une compassion "morale" notre malheur fait le bonheur des autres.
Comme le dit un commentaire ci-dessus l'augmentation des impôts sera une goutte d'eau face aux besoins de la dette alors l'autre solution une inflation à 2 chiffres qui appauvrira les "économies" des citoyens mais qui rendra notre dette plus supportable et une gouvernance par le FMI.
Conclusion pas de solution sans un appauvrissement important de la richesse nationale donc des citoyens, avec à la clé comme en Gréce la force dans la rue et les politiques devant les tribunaux et dans les prisons pour incompétence.
Il impensable devant tant d'irresponsabiité politique au sens large du terme ( ceux qui se nomment les Elites!!!!!!) que ces élus plus ou moins démocratiques restent bien sagement avec leur charentaise dans leur maison.
La régle, tant de fois lancée par " les Elites", les casseurs doivent payer est celle qui leur sera appliquée pour incompétence.