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Il y a vingt-cinq ans, l'incroyable histoire de la malédiction de la momie

Andrea Solero / AFP

Andrea Solero / AFP

Le Spiegel revient sur la découverte d'«Ötzi», la plus vieille momie de l'humanité.

Un jour d'automne 1991, un couple de randonneurs allemands a fait une découverte macabre après s'être écarté d'un sentier des Alpes de l'Ötztal, à 3.210 mètres d'altitude: un corps sans vie, emprisonné jusqu'au milieu du dos dans la glace, surgissait du flanc de la montagne. Erika et Helmut Simon ont pensé qu'il s'agissait d'un randonneur qui avait eu un accident quelques mois ou quelques années plus tôt, ont photographié le buste momifié et se sont empressés de prévenir les autorités une fois arrivés au prochain refuge.

En réalité, le cadavre de celui qui fut bientôt surnommé «Ötzi» était resté sur cette montagne durant 5.300 ans, jusqu'à sa découverte par ce couple originaire de Nuremberg, comme le montrèrent les analyses menées sur la momie. Non seulement «Ötzi» était extraordinairement bien conservé, ce qui permis d'apprendre qu'il n'avait pas eu d'accident mais avait été tué par un de ses contemporains, ainsi qu'une foule de détails –il était par exemple intolérant au lactose, des milliers d'années avant qu'on parle de ce sujet en long et en large– mais c'était la plus vieille momie de l'humanité, précise l'hebdomadaire Der Spiegel, qui revient sur cette découverte historique à l'occasion de son 25e anniversaire, le 19 septembre 2016, mais aussi sur la soit-disante «malédiction» de la momie.

Cruelle ironie

Car le 15 octobre 2004, treize ans après avoir découvert Ötzi, Helmut Simon n'est jamais revenu d'une randonnée qu'il avait entreprise dans les environs de Bad Hofgastein, à environ 150 kilomètres du lieu où se trouvait autrefois la momie. Son corps a été retrouvé neuf jours plus tard. Il avait fait une chute de 150 mètres. Les spéculations allèrent alors bon train dans la presse internationale, rappelle Der Spiegel:

«Même le magazine scientifique Science évoquait alors une “cruelle ironie” du destin. Soudain, on s'est souvenu du médecin légiste Rainer Henn, qui avait autrefois examiné Ötzi et qui était mort un an après lors d'un accident de voiture. Après lui venait un guide de haute montagne qui était présent lors des travaux d'extraction de la momie, et qui avait eu un accident mortel en montagne. Le reporter de l'ORF, qui avait filmé Ötzi, décéda d'un cancer, et peu après la mort d'Helmut Simon, l'explorateur Spindler, qui travaillait sur Ötzi, décéda de la maladie nerveuse SLA.»

Le portail internet allemand Web.de revient lui aussi sur ce «mythe d'Ötzi» selon lequel la momie se vengerait sur ceux qui ont osé la déranger durant son repos éternel, et évoque également les «théories du complot» qui ont accompagné sa découverte, notamment celle selon laquelle «Ötzi» serait une momie égyptienne qui aurait été déposée dans la glace par un guide de haute montagne qui se trouvait «par hasard» sur place peu après que les Simon l'aient trouvée. Dans quel but? Cela reste à trouver.

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