Monde

VIDÉO. Dans les rues de Dacca au Bangladesh, une véritable rivière de sang

Repéré par Agathe Charnet, mis à jour le 14.09.2016 à 17 h 29

Repéré sur Washington Post, Dhaka Tribune

Les célébrations de l'Aïd el-Kébir conjuguées aux pluies torrentielles de la mousson ont métamorphosé la capitale du Bangladesh en une rivière de sang.

Voilà une semaine de cela, la rivière Daldykan, proche de la ville industrielle de Norilsk au nord du cercle polaire russe, avait pris une inquiétante couleur rouge. Vraisemblablement à cause de la pollution. Cette fois-ci, c'est au Bangladesh, dans les rues de Dacca, la capitale du pays, que se répète ce scénario digne d'un film d'horreur, mais pour des raisons tout à fait différentes. Ce rouge-ci est l'effet conjugué des célébrations de l'Eid al-Adha (ou Aid el-Kébir) et des inondations causées par la mousson rapporte le Washington Post

Durant les cérémonies de l'Eid al-Adha, la fête la plus importante de l'islam sunnite, il est de tradition au Bangladesh de sacrifier des animaux et de partager un repas avec sa famille, ses amis ou avec les personnes les plus démunies. Des célébrations auxquelles les autorités de Dacca avaient tenté de se préparer en délimitant des zones pour les sacrifices ou en s'assurant de la salubrité des voies d'écoulement du sang dans une ville où vivent près de 7 millions d'habitants.

Ces efforts ont, de toute évidence, peu porté leurs fruits. «L'année dernière je m'étais rendu dans un endroit désigné par la municipalité pour les sacrifices, mais cette année je n'ai aucune idée d'où sont ces fameux endroits», explique à la Dhaka Tribune, un habitant du quartier très animé de Shyamoli.

Les résidents de Dacca ont massivement fait part de leur mécontentement lorsque les eaux de la mousson se sont mêlées aux détritus et au sang des sacrifices, striant la ville d'un liquite écarlate et peu salubre. Les autorités ont affirmé avoir conscience du problème et mettre en place au plus vite un système de pompage.

En attendant, ces impressionantes images continuent de faire le tour du monde et pourront donner des idées de remake aux amateurs de Stanley Kubrick.

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