Monde

VIDÉO. Dans les rues de Dacca au Bangladesh, une véritable rivière de sang

Temps de lecture : 2 min

Les célébrations de l'Aïd el-Kébir conjuguées aux pluies torrentielles de la mousson ont métamorphosé la capitale du Bangladesh en une rivière de sang.

Voilà une semaine de cela, la rivière Daldykan, proche de la ville industrielle de Norilsk au nord du cercle polaire russe, avait pris une inquiétante couleur rouge. Vraisemblablement à cause de la pollution. Cette fois-ci, c'est au Bangladesh, dans les rues de Dacca, la capitale du pays, que se répète ce scénario digne d'un film d'horreur, mais pour des raisons tout à fait différentes. Ce rouge-ci est l'effet conjugué des célébrations de l'Eid al-Adha (ou Aid el-Kébir) et des inondations causées par la mousson rapporte le Washington Post.

Durant les cérémonies de l'Eid al-Adha, la fête la plus importante de l'islam sunnite, il est de tradition au Bangladesh de sacrifier des animaux et de partager un repas avec sa famille, ses amis ou avec les personnes les plus démunies. Des célébrations auxquelles les autorités de Dacca avaient tenté de se préparer en délimitant des zones pour les sacrifices ou en s'assurant de la salubrité des voies d'écoulement du sang dans une ville où vivent près de 7 millions d'habitants.

Ces efforts ont, de toute évidence, peu porté leurs fruits. «L'année dernière je m'étais rendu dans un endroit désigné par la municipalité pour les sacrifices, mais cette année je n'ai aucune idée d'où sont ces fameux endroits», explique à la Dhaka Tribune, un habitant du quartier très animé de Shyamoli.

Les résidents de Dacca ont massivement fait part de leur mécontentement lorsque les eaux de la mousson se sont mêlées aux détritus et au sang des sacrifices, striant la ville d'un liquite écarlate et peu salubre. Les autorités ont affirmé avoir conscience du problème et mettre en place au plus vite un système de pompage.

En attendant, ces impressionantes images continuent de faire le tour du monde et pourront donner des idées de remake aux amateurs de Stanley Kubrick.

En savoir plus:

Newsletters

Le commerce équitable: un levier de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique

Le commerce équitable: un levier de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique

Les producteurs des pays en voie de développement sont les premiers touchés par les conséquences du réchauffement climatique. Ils se trouvent souvent en première ligne face à aux cyclones, aux ouragans, aux épisodes de sécheresse ou aux inondations qui réduisent le volume des récoltes et vont parfois jusqu’à les décimer. L’ONG Max Havelaar met tout en œuvre pour que les producteurs et productrices soient plus fort.e.s et résilient.e.s face aux aléas climatiques et leurs conséquences, mais aussi pour les accompagner dans la réduction de leur impact sur l'environnement.

Des nourrissons hospitalisés à cause de la pénurie de lait infantile aux États-Unis

Des nourrissons hospitalisés à cause de la pénurie de lait infantile aux États-Unis

Parents et médecins ne cessent de tirer la sonnette d'alarme face à une situation qui s'aggrave.

Préserver le patrimoine culinaire ukrainien, un acte de résistance

Préserver le patrimoine culinaire ukrainien, un acte de résistance

C'est ce qu'a entrepris Olga Koutseridi, originaire de Marioupol, en archivant le plus grand nombre de recettes possible.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio