Monde

Le cauchemar: des scientifiques russes cernés par des ours polaires affamés

Temps de lecture : 2 min

Cinq scientifiques russes viennent de passer une fin d'été des plus éprouvantes: une cohorte d'ours polaires a littéralement assiégé leur station d'observation.

(Maurizio Gambarini / dpa / AFP)
(Maurizio Gambarini / dpa / AFP)

C'est une mission scientifique qui a viré au cauchemar absolu. Depuis le mois d'août, les scientifiques russes installés sur une station climatique sur la minuscule île de Troynoy ont été progressivement encerclés par une horde d'ours polaires, rapporte The Guardian.

Ce groupe de chercheurs (dont deux couples) vit reclus à l'extrême nord de la Sibérie, sur la plus grande des îles (27 kilomètres de long) de l'archipel d'Izvestiy Tsik, au large de la mer Kara. Les ours polaires se sont progressivement rapprochés de la station, une femelle ayant pris l'habitude de dormir sous les fenêtres de l'habitacle des scientifiques.

Le 31 août, un des deux chiens de la résidence a été tué par un ours tandis que les scientifiques se trouvaient à court de fusées pour effrayer ces redoutables prédateurs qui mesurent en moyenne 1m30 au garrot et peuvent courir à plus de 40 kilomètre/heure.

Dans ces conditions, les habitants de la station n'ont plus osé sortir et ont dû abandonner leurs postes d'observations métérologiques. À la mi-septembre, c'est une dizaine d'ours adultes, dont quatre femelles avec des oursons qui rodaient dangereusement autour de la station.

Un cauchemar dû au réchauffement climatique

Terrifiés, les chercheurs ont demandé des renforts à Vassiliy Shevchenko, qui supervise le réseaux de stations météorologiques. On leur a d'abord répondu qu'il fallait attendre un mois avant de pouvoir accueillir une mission de sauvetage. Mais, face à l'urgence de la situation, un bateau leur a fourni des fusées éclairantes et trois jeunes chiens.

Les ours polaires, espèce en voie de disparition et protégée par la législation russe, se sont alors éloignés des humains.

Selon la porte-parole de la station météorologique Sevgidromet, Yelena Novikova un tel regroupement d'ours polaires est «inhabituel» et directement lié au changement climatique:

Les ours ont l'habitude de se rendre sur d'autres îles. Mais cette année, cela leur a été impossible. La neige a fondu rapidement et les ours n'ont pas eu le temps de nager jusqu'aux autres îles. Comme il n'y a pas de nourriture sur l'île de Troynoy, ils sont allés jusqu'à la station.»

Les ours polaires devraient quitter l'île à la fin du mois d'octobre, lorsque les eaux près des rivages sont gelées et agrandissent ainsi leurs territoires.

En savoir plus:

Newsletters

La Nouvelle-Zélande aussi est confrontée à une paralysie des transports

La Nouvelle-Zélande aussi est confrontée à une paralysie des transports

La principale compagnie de bus d'Auckland a suspendu 800 chauffeurs grévistes, perturbant les déplacements de milliers de personnes. Cette situation pourrait durer jusqu'à Noël.

Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump

Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump

Une vidéo virale montre Trudeau, Macron et Johnson se moquer de Trump dans son dos pendant un cocktail au cours du sommet de l'OTAN. Mais aucun d'entre eux n'osera jamais rien lui dire en face.

La guerre d'Afghanistan était impossible à gagner, selon des documents jusqu'ici confidentiels

La guerre d'Afghanistan était impossible à gagner, selon des documents jusqu'ici confidentiels

Un rapport obtenu par le Washington Post révèle comment des responsables américains ont manipulé les chiffres de ce conflit.

Newsletters