Sciences / Culture

Anatomie d'un Pokémon

Temps de lecture : 2 min

On y parlera chloroplastes, activité cérébrale et électrocytes.

Images issue des dessins de Christopher Stoll sur Deviant Art
Images issue des dessins de Christopher Stoll sur Deviant Art

Les Pokémons sont tellement mignons qu’on ne voit chez eux que leurs yeux kawaï ou leurs pouvoirs extraordinaires. Jamais on n’a osé les voir comme des êtres vivants avec un cœur, un squelette et un cerveau.

C’est pour cela que l’artiste Christopher Stoll a décidé de réaliser des coupes frontales des petits monstres de poche et d’utiliser une analyse anatomique précise pour tenter d’expliquer l’origine de leurs attaques. Le résultat, disponible sur sa page Deviant Art, est aussi étrange que fascinant: les Pokémon deviennent des êtres de chair et de sang.

L’électricité produite par Pikachu, le plus connu d’entre eux, provient d’un ganglion secondaire produisant des électrocytes, ces cellules capables de fournir des décharges électriques. Et ce qu’on pensait être des oreilles sont en fait des antennes où les ions de sodium capables de se déplacer librement pour créer des différences dans le potentiel électrique et donc générer des courants puissants.

Via Christopher-Stoll

Le Salamèche adulte, de son côté, a un «ratio cerveau-masse du corps qui indique une activité cérébrale élevée, et des capacités à reconnaître les formes et à nouer des liens sociaux». Sa flammèche légendaire est alimentée par de l’isoprène liquide extrait de la digestion des chloroplastes contenus dans les plantes qu’il mange.


Le Magicarpe, ce Pokémon aussi inutile que trollesque, est en réalité «le dernier descendant des prédateurs serpents du monde préhistorique», cachant les incroyables capacités qu’il développera plus tard lors de sa transformation en Léviator.

Via Christopher-Stoll

Sur le site Inverse, Christopher Stoll explique s’être inspiré de son précédent livre A Natural History of the Fantastic, un mélange «entre Grey’s Anatomy et Le Seigneur des anneaux». Mais comme les Pokémon sont déjà basés sur de vrais animaux, il a également consulté des livres de botanique (coucou Bulbizarre), d’herpétologie (la science des amphibiens), traitant des poissons exotiques ou de l’embryologie. En revanche, comme certains Pokémon (notamment ceux de type fantômes) défient les lois de notre nature, il a dû parfois trouver des alternatives intéressantes à la réalité.

«Au final, ce sera surement du 50/50. Certains Pokémon viendront parfois directement du fantastique, alors que d’autres auront des racines plus proches des recherches que l’on trouve dans le vrai monde.»

Il a pour l’instant réalisé une trentaine de dessins, mais espère bien faire les 151 premiers pour sortir un livre complet et atteindre enfin le statut de meilleur «anatomiste» Pokémon.

Slate.fr

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