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Quand la politique vire vraiment au malaise

Hilary Clinton, après son malaise le 11 septembre 2016 à New York (AFP Brendan Smialowski)

Hilary Clinton, après son malaise le 11 septembre 2016 à New York (AFP Brendan Smialowski)

Si la pneumonie d'Hilary Clinton ravit ses détracteurs, elle est pourtant loin d'être la seule personnalité politique à faire preuve de faiblesse en public.

La santé d'Hillary Clinton aura beaucoup fait parler d'elle. Après avoir été interrompue par de nombreuses quintes de toux lors d'une allocution à Cleveland, la candidate a été victime d'un malaise ce dimanche 11 septembre, l'obligeant à s'éclipser de la cérémonie de commémoration à laquelle elle assistait. Une vidéo diffusée sur Twitter la filme en train de monter dans sa voiture, tenant à peine sur ses jambes et soutenue à bout de bras par son équipe de campagne.


Son médecin a fini par annoncer que la candidate démocrate souffre d'une pneumonie qui lui a été diagnostiquée vendredi dernier, l'obligeant à subir des traitements antibiotiques et à reporter ses déplacements en Californie prévus en début de semaine. 

Les partisans de Donald Trump se sont, quant à eux, délectés des faiblesses de la candidate, arguant qu'elle n'était pas en état d'assurer la présidence. Le 1er septembre dernier, le compte Twitter We need Trump se moquait déjà de la faible durée des discours de la rivale et présentait un agenda factice d'Hillary Clinton, ponctué de cures de sommeil entre deux allocutions de seulement «dix minutes».

Hillary Clinton n'est pourtant pas la première personnalité politique à voir sa santé interférer sur ses fonctions comme le rappelle Quartz. Aux États-Unis, on se souvient sans aucun doute de l'expression «Bushu-sure» (littéralement «la-chose-que-fait-Bush) après que Bush-père ait vomi lors d'un diner officiel organisé par le Premier ministre japonais Miyazawa Kiichi en 1992.

 

George W. Bush avait quant à lui perdu momentanément conscience en 2002 après s'être étouffé avec un bretzel alors qu'il regardait un match de foot. Anecdote qui avait ravi ses détracteurs. 

De nombreux évanouissements en direct ont également eu lieu durant des discours de personnalités politiques américaines, preuve que le stress du direct n'atteint pas que ceux qui prennent la parole. Une jeune femme s'était évanouie juste derrière Bill Clinton lors d'une de ses allocations, Bernie Sanders avait volé au secours d'un homme brusquement étendu de son long durant un de ses discours de campagne et Barack Obama avait vaillemment soutenu une femme enceinte au bord de l'évanouissement.

 

Mais, en dépit de leurs efforts, la palme de l'évanouissement le plus spectaculaire n'est pas attribuée pour autant aux politiques amérciains. Le Premier ministre singapourien a récemment fait un malaise vagal au cours d'un discours –prestement dissimulé par les caméras– tandis que le ministre burkinabé des Affaires étrangères s'était littéralement écroulé en pleine allocation en 2013, renversant sur son passage jusqu'à sa tribune et son micro. 

 

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