Santé / Boire & manger / Sports

Pourquoi les étudiants doivent absolument faire du sport

Temps de lecture : 2 min

De même que toutes les personnes qui fournissent un travail intellectuel intense.

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Juin 2016 à Cesenaau Brésil ALBERTO PIZZOLI / AFP

La raison pour laquelle nous avons souvent faim après avoir exercé une intense activité mentale (comme préparer un examen, étudier des documents...) réside selon les hypothèses des chercheurs, dans notre cerveau. Une réflexion intense épuise l'énergie de notre cerveau, or il ne peut en stocker qu'en faible quantité. «Le cerveau, explique le New York Times, pressentant qu'il pourrait bientôt avoir besoin de nouvelles calories pour continuer à fonctionner, stimule alors apparemment la faim». D'où sans doute de fréquentes prises de poids des étudiants pendant les études.

Gary Hunter, physiologiste spécialiste de l'exercice physique à l'Université d'Alabama à Birmingham, a récemment supervisé une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise, rapportée dans le NYT. Hunter y explique qu'une activité fatigante augmente à la fois la glycémie (le taux de glucose, donc de sucre, dans le sang) et l'acide lactique (l'un des produits clé de la production d'énergie, notamment dans les muscles) qui circulent dans notre sang et accroît le flux sanguin vers notre cerveau. Le glucose et l'acide lactique étant le carburant du cerveau, et certaines activités sportives pouvant générer ce carburant, Hunter et son équipe se sont demandé si des activités physiques pouvaient nourrir le cerveau et diminuer le besoin de manger. Les résultats ont été positifs.

L'étude, menée sur 38 étudiants, a séparé la cohorte en deux groupes. Tous deux ont étudié, puis les uns sont allés manger, les autres sont allés faire du sport pendant 15 minutes: deux minutes de course intense, suivies d'une minute de marche, cinq fois de suite. «C'est le genre de routine brève mais intensive à même de déclencher la libération du glucose et de l'acide lactique dans le flux sanguin». Les étudiants ayant couru ont non seulement moins mangé, mais aussi consommé moins de calories ensuite, pendant que leur cerveau était de nouveau à l'oeuvre.

Slate.fr

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