Monde

La Corée du Nord veut bannir le sarcasme

Temps de lecture : 2 min

Kim Jong Un veut empêcher la population d'user d'ironie pour critiquer sa paranoïa et son isolationnisme.

Kim Jong-in à Pyongyang en Corée du Nord, le 10 mai 2016 | Korean Central News Agency
Kim Jong-in à Pyongyang en Corée du Nord, le 10 mai 2016 | Korean Central News Agency

En vertu de la règle qui veut qu'une information sur deux concernant la Corée du nord tutoie les frontières du réel (quand l'info en question n'est pas franchement fausse), on a envie de prendre environ mille pincettes avec la dernière rumeur en date. Mais la source, cette fois, est bien plus fiable qu'à l'accoutumée, et l'info moins délirante que souvent.

D'après Radio Free Asia, média crée par le congrès américain pour contourner la censure en Asie, les autorités nord-coréennes auraient mis en garde la population contre «l'utilisation de propos sarcastique à l'endroit du dirigeant Kim Jong Un».

Plusieurs sources auraient confié au média avoir été témoins de l'organisation de réunions, entre forces de l'ordre nord-coréennes et habitants, au cours desquelles les officiers auraient mis en garde la population contre «actions hostiles menées par des éléments rebelles».

«On nous a clairement dit de fermer nos bouches», rapporte un de ces témoins anonymes.

D'après The Independent, «ces actions hostiles» que le gouvernement veut réprimer concerneraient toutes remarques considérees comme ironique. Ainsi, dire «Tout est de la faute des États-Unis» ou qualifier Kim Jong Un d'«idiot fermé au monde extérieur» (un sobriquet qui serait de plus en plus courant depuis le refus du dictateur d'assister aux commémorations de la victoire de 1945 à Moscou) constitueraient une critique «inacceptable» du pouvoir en place.

Reste que si les Nord-Coréens sont effectivement jetés en prison pour avoir usé d'ironie afin de critiquer la dictature, il ne s'agirait que d'un volet supplémentaire de l'effarante représsion menée dans le pays. Le gouvernement coréen lui, continue les provocations en ayant procédé à son cinquième essai nucléaire.

Slate.fr

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