Science & santé

Il est grand temps de lever le tabou des fausses couches

Repéré par Agathe Charnet, mis à jour le 09.09.2016 à 11 h 25

Repéré sur The Guardian, Times

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a révélé avoir eu une fausse couche en 2001. L'occasion d'aborder un sujet que de nombreux couples préfèrent encore taire.

Foetus | myllissa via Flickr CC License by

Foetus | myllissa via Flickr CC License by

Selon une enquête menée par la faculté de médecine Albert Einstein de New York, 47% des femmes interrogées ayant fait une fausse couche ressentaient de la culpabilité tandis que 41% d'entre elles pensaient qu'elles avaient fait quelque chose de mal lors de leur grossesse, rapporte le Guardian. La même enquête explique également que, dans la majorité des cas, les femmes ont pourtant peu de prise sur le déclenchement ou non de fausses couches.

Cette étude est d'une actualité criante explique l'écrivain féministe Laura Bates dans le journal britannique au moment où la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon révèle dans un livre qu'elle a fait une fausse couche à l'âge de 40 ans en 2001. Cette confidence a été écrite dans «l'espoir que que cela puisse changer les certitudes et jugements de valeurs qui accompagnent toujours les femmes, plus particulièrement en politique, qui n'ont pas d'enfants».

Il est regrettable, estime Laura Bates du Guardian, que l'on doive attendre qu'une femme politique s'exprime à ce sujet pour lever le voile sur le tabou que représente la fausse couche. Selon une autre étude, menée cette fois-ci par le National Health Service (NHS), le système de santé publique britannique, une grossesse sur six est interrompue par une fausse-couche et celle-ci se déclenche dans la majorité des cas avant que la femme ne découvre qu'elle est enceinte. Pourtant, la fausse-couche demeure peu exposée aussi bien en terme de santé qu'auprès du grand public.

L'auteur de l'étude du NHS, le docteur Zev Williams, explique ainsi au magazine Time: «La plupart des gens pensent que c'est un événement incroyablement rare, donc lorsque cela leur arrive, ils se retrouvent très isolés et ils s'interrogent sur ce qu'ils ont pu faire de mal.»

Laura Bates conclut ainsi:

«Ce serait une bonne chose qu'il y ait davantage de discussions autour de ce sujet, ce qui ne veut pas dire que les femmes doivent faire des déclarations douloureuses. Le docteur Williams a expliqué qu'il fallait mener davantage de recherches, arguant que "nous vivons avec la même compréhension de la fausse couche qu'il y a cinquante ans".»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte