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Quand la blague de vestiaire d'une playmate sur Snapchat tourne au cauchemar

Dani Mathers / Glenn Francis, www.PacificProDigital.com via Wikimedia Commons

Dani Mathers / Glenn Francis, www.PacificProDigital.com via Wikimedia Commons

Elle risque six mois de prison pour avoir posté la photo d'une femme nue à son insu.

Elle pensait probablement que ce serait une blague drôle. Aujourd'hui, elle risque la prison. La playmate Dani Mathers doit regretter d'avoir sorti son téléphone, début juillet, pour prendre en photo une femme d'environ 70 ans dans une salle de sport de Los Angeles avant de poster le cliché sur Snapchat. Elle l'avait accompagné de la légende «si je ne peux pas oublier ça, alors vous non plus», le tout suivi d'une photo d'elle en train de plaquer la main sur sa bouche entre horreur et hilarité.

Cela n'a bien évidemment pas plu à beaucoup, beaucoup de monde, et Dani Mathers a vite retiré la photo qu'elle assure avoir partagé par accident, raconte The Independent. Elle s'est ensuite excusée en longueur dans une vidéo publiée sur Snpachat d'abord, puis dans une série de tweets (dont une partie a visiblement été supprimée depuis), indiquant au passage qu'elle avait fait une erreur (étant nouvelle sur Snapchat) et ne voulait l'envoyer qu'à une amie.

 

«Il n'y a pas d'excuse. [...] Je comprends complètement l'ampleur de ce post et que j'ai pu blesser beaucoup de gens, de femmes. Ce n'est pas bien de se moquer du poids. [...] Je suis désolée... Je dois prendre un peu de temps et être seule pour réfléchir à cette chose horrible que j'ai faite.»

Mais l'histoire est loin de s'arrêter là. À peine 24 heures après le début de la polémique, les responsables du club de sport ont décidé de la bannir à vie. La vice-présidente de LA Fitness a ainsi déclaré au Los Angeles Times que les règles étaient très claires:

«L'utilisation du téléphone et la prise de photos sont interdites dans les vestiaires. Ce n'est pas notre seule règle, mais simplement des bonnes manières. [...] Son comportement est consternant et met nos membres en danger puisque leur vie privée pourrait être révélée.»

La playmate a, dans la foulée, perdu son emploi dans la matinale de KLOS, une radio où elle apparaissait régulièrement, indique The Wrap.

Le dernier rebondissement est beaucoup plus récent. Le Daily Dot nous apprend que le procureur en charge de l'affaire est toujours en train de l'étudier, mais «la victime du snap –une femme dans ses 70 ans– aimerait bien voir Dani Mathers accusée de diffusion d'images privées, selon TMZ, et elle serait prête à coopérer dans le cadre de l'enquête».

De son côté, Dani Mathers a déjà pris les devants, en s'assurant la défense de l'avocat Tom Mesereau –qui avait défendu Michael Jackson en 2005 pour des accusations d'attouchements et d'agressions sexuelles sur des mineurs–, qui a assuré à The Wrap que sa cliente «n'avait jamais eu l'intention de blesser qui que ce soit, ou de violer la loi».

La playmate doit en tout cas fortement compter sur lui. Si jamais elle était reconnue coupable de la diffusion d'images privées, elle risquerait jusqu'à six mois de prison.

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