Sciences

Le panda est sauvé, mais tout reste à faire pour crapauds et lézards français

Temps de lecture : 2 min

La France a sur son territoire de nombreuses espèces animales et végétales menacées.

Lézard ocelé | Sebastien Lebrigand via Flickr CC License by
Lézard ocelé | Sebastien Lebrigand via Flickr CC License by

La nouvelle a fait le tour du monde. Depuis ce dimanche, les pandas géants ne sont plus considérés comme étant en danger d’extinction, après avoir été déclassés à la catégorie «espèce vulnérable», rapporte National Geographic. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime qu’on dénombre environ 2.060 pandas géants dans le monde –dont des petits–, soit une augmentation de 17% pour la période 2004-2014.

On sait peut-être moins que la France, riche de sa biodiversité, abrite de nombreuses espèces végétales et animales en danger. En 2012, elle était classée au cinquième rang derrière l'Équateur, la Malaisie, les États-Unis et l'Indonésie. Car si les mangeurs de bambou qui font souvent la une pour leur descentes en toboggan ne sont désormais plus menacés, environ 1.014 espèces le sont toujours sur le territoire français selon la liste «rouge» de l’UICN, s'appuyant sur des chiffres de 2015.

Cette liste inclut entre autres en mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens, en métropole ainsi que dans les territoires d’outre-mer. Ces derniers recensent le plus grand nombre d’espèces classées comme «en danger critique», «en danger» ou «vulnérables». Bien qu’elle soit dotée de moins de créatures exotiques, la région métropolitaine est pourtant bien concernée, puisqu'en 2015 un reptile et un amphibien sur cinq étaient menacés de disparaître. À commencer par des serpents, lézards et autres crapauds.

Et les «moches» et «méchants», alors?

La vipère d’Orsini en fait partie. Elle habite principalement les pelouses et landes des préalpes provençales. Depuis 2005, l’État mène un Plan national d’actions pour sauver cette espèce étant connu comme peu agressive face aux humains et préférant se ravitailler en sauterelles et criquets.

Et si ces espèces françaises en danger reçoivent moins de presse que les pandas géants, c’est peut être parce que les animaux considérés comme «moches» et «méchants» susciteraient moins d’empathie et seraient donc moins étudiés, selon des chercheurs australiens. Une association de préservation anglaise dédiée uniquement à ces espèces veut leur offrir du soutien et son président est l’auteur d’un ouvrage qui cherche à leur rendre hommage.

«La souffrance du panda est bien connu a travers le monde grâce a sa bonne mine de nounours, mais la plupart des espèces n’ont pas autant de chance», écrit Simon Watt dans Ugly Animals, We can’t all be Pandas.

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