Monde

Les Britanniques fustigent l'immigration, notamment turque

Temps de lecture : 2 min

Selon un sondage, la Turquie se classe au dernier rang des nationalités que les Britanniques souhaitent accueillir sur leur territoire.

Un anti et un pro Brexit sont séparés par un policier à Londres le 3 septembre 2016. JUSTIN TALLIS / AFP
Un anti et un pro Brexit sont séparés par un policier à Londres le 3 septembre 2016. JUSTIN TALLIS / AFP

Les Britanniques semblent très majoritairement réfractaires à toute hausse de l'immigration. C'est du moins ce que révèle une enquête réalisée par l'institut de sondages YouGov qui a interrogé 1.668 adultes à la fin du mois d'août. Soixante-dix pour cent d'entre eux déclarent qu'il y a eu trop d'immigration dans le royaume ces dix dernières années.

Une tendance qui rejoint les débats qui ont animé le Royaume-Uni lors de la campagne en faveur du Brexit, adopté à 51,9% des voix le 23 juin 2016. La critique de l'immigration était en effet un des thèmes fers de lance des partisans de la sortie de l'Union européenne.

Les sondés de YouGov ont ensuite été appelés à donner leur avis sur les nationalités qu'ils souhaiteraient ou non voir accueillies au Royaume-Uni. Et si les Anglo-Saxons sont massivement les bienvenus (États-Unis, Canada, Australie, Irlande), 53% des sondés fustigent l'immigration turque, 24% estimant qu'aucun membre de ce pays ne devrait plus venir vivre au Royaume-Uni. Les Turcs apparaissent donc en bas de cet étrange «classement», précédés par les Roumains et les Nigérians.

Un effet post-attentat?

En comparaison la France et l'Allemagne se situent au milieu de la liste des pays proposés avec respectivement 49 et 52% d'opinion favorable.

Comme le souligne Quartz, la stigmatisation de la Turquie par les Britanniques est des plus surprenantes. Et ce d'autant plus que la population turque en Grande-Bretagne est sur le déclin. Elle ne représentait que 72.000 habitants en 2015, très loin des Polonais qui avec 831.000 habitants devancent maintenant les Indiens, selon les chiffres de l'Office for national statistics.

Quartz analyse ce rejet de la Turquie par la crainte pré-Brexit de voir le pays rejoindre l'Union européenne. Les décisions du gouvernement turc concernant la crise des réfugiés alimenteraient également les fantasmes. Une xénophobie ambiante sur laquelle le site américain conclut:

«Ceux qui se sentent le plus menacés par l'immigration sur leur île craignent l'islamisme radical et les attaques terroristes qui lui sont associés, ils sont tout simplement effrayés par leur plus proche voisin musulman

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