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Même le colistier de Trump a du mal à expliquer son plan sur l'immigration

Temps de lecture : 2 min

Mike Pence, et plusieurs proches du candidat républicain refusent d'entrer dans les détails lorsqu'ils sont interrogés sur le sujet.

Donald Trump et Mike Pence, le 25 juillet 2016. SARA D. DAVIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Donald Trump et Mike Pence, le 25 juillet 2016. SARA D. DAVIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Nous sommes à tout juste deux mois de l'élection présidentielle américaine, et pourtant, on ne connaît toujours pas le contenu exact du programme de Donald Trump sur l'immigration. Et visiblement, même les plus proches du candidat américain ont du mal à se faire une idée sur ce que signifierait une présidence Trump sur ce sujet. Dernier exemple en date: le passage de Mike Pence, le gouverneur de l'Indiana et colistier du magnat de l'immobilier, dans l'émission politique de NBC, «Meet The Press».

«Nous allons construire un mur. Nous allons faire appliquer les lois de ce pays. Nous allons mettre fin à l'immigration illégale une bonne fois pour toutes.»

Mais comme le note NBC, Mike Pence n'a pas su expliquer ce que de nombreux observateurs considèrent comme une évolution sur l'immigration de son colistier.

«Trump a essayé d'évacuer toute spéculation comme quoi il pourrait affaiblir sa position sur l'immigration la semaine dernière lors d'un discours très dur, à Phoenix, dans l'Arizona. Mais le gouverneur de l'Indiana n'a pas voulu dire si Trump déporterait bien les dix millions de personnes présentes dans le pays illégalement –une chose qu'il avait assuré lors de la primaire républicaine. [...] Pence a également donné peu d'indications sur le plan pour forcer le Mexique à payer pour le mur.»

Quelques jours plus tôt, c'est sur CNN que Mike Pence n'avait pas donné plus de détails sur ce que ferait un gouvernement Trump des personnes présentes dans le pays illégalement. Après six minutes sur le sujets de questions et de relances, l'intervieweur avait finalement abandonné:

«Pour être tout à fait clair, vous n'avez pas dit s'il y aurait bien ou non une police de déportation pour déplacer ces onze millions de personnes, mais je ne veux pas passer toute l'interview sur ce sujet.»

Slate.com remarque de son côté que le gouverneur de l'Indiana n'est pas le seul à avoir eu un tel problème. Kellyanne Conway, la directrice de campagne de Trump (qualifiée par Salon de «menteuse en chef»), a, de son côté, indiqué que ce que les États-Unis feraient des immigrés sans papiers si Trump arrivait au pouvoir déboucherait sur une grande inconnue:

«Une fois que l'on aura appliqué la loi, que l'on se sera débarrassé des criminels, triplé le nombre d'agents d'immigration, securisé la frontière sud, désactivé l'aimant à emplois et à allocations, on verra où on en sera. [...] On ne sait pas qui il restera.»

Le site américain indique cependant que l'ancien maire de New York et soutien de Donald Trump Rudy Giuliani était un peu plus ouvert sur le sujet, et a confirmé que le candidat républicain avait adouci son discours sur les déportations de masse:

«Trump trouverait cela très, très difficile de se débarrasser d'une famille présente ici depuis quinze ans, qui a trois enfants, et dont deux d'entre eux sont citoyens américains. Ce n'est pas l'Amérique qu'il veut.»

Reste que là encore, note Slate, personne n'est rentré dans les détails.

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