Monde

«Arrête de mentir!», lâche l'ancien président mexicain à Donald Trump sur Twitter

Temps de lecture : 2 min

Vicente Fox a traité le candidat républicain de menteur quelques heures avant la visite officielle de ce dernier

Donald Trump lors d'un meeting de campagne à Everett, Washington, le 30 août 2016. Matt Mills McKnight/Getty Images/AFP
Donald Trump lors d'un meeting de campagne à Everett, Washington, le 30 août 2016. Matt Mills McKnight/Getty Images/AFP

Le candidat Donald Trump a annoncé mardi 30 août qu'il ferait une visite surprise le lendemain au Mexique pour rencontrer le président Enrique Peña Nieto. Celui-ci avait invité les deux candidats à la présidentielle américaine la semaine dernière afin de dialoguer et «promouvoir les intérêts du Mexique dans le monde.»

Malgré son invitation cordiale, le président mexicain avait comparé Trump à Mussolini et à Hitler en mars dernier, déclarant à propos de la rhétorique extrémiste du candidat républicain:

«C'est comme ça que Mussolini est arrivé au pouvoir, c'est comme ça qu'Hitler est arrivé au pouvoir, il ont profité d'une situation, d'un problème à l'époque, après une crise économique.»

Mais c'est surtout avec l'ancien président du Mexique, Vicente Fox, que le candidat républicain a une relation houleuse. Juste après l'annonce du voyage de Trump, Fox s'est fendu de ce tweet:

«Tu ne peux pas revenir en arrière, Trump, tes insultes envers les Mexicains, les musulmans et d'autres t'ont mené dans le trou où tu te trouves actuellement. Adieu, Trump!»

Le magnat de l'immobilier, qui ne cesse de souligner que les sans-papiers mexicains sont des criminels dangereux, n'a pas apprécié ce message. Sur Twitter, il a rétorqué:

«L'ancien président Vicente Fox, qui peste contre ma visite au Mexique aujourd'hui, m'a aussi invité quand il s'est excusé pour avoir dit le mot en F [fuck]»

Le mot «fuck» avait en effet été prononcé par Fox en février sur la chaîne Univision: «Je ne paierai pas pour ce putain de mur [en anglais: “that fucking wall”]», avait-il dit en référence au mur frontalier que Trump a dit pouvoir facturer au Mexique.

Mais, toujours sur Twitter, Vicente Fox a tenu à rétablir la vérité. Il n'avait pas invité Trump pour dialoguer, mais pour présenter ses excuses:

«@realDonaldTrump, je t'ai invité pour que tu t'excuses auprès des Mexicains. Arrête de mentir! Le Mexique n'est pas ton jouet, sois respectueux.»

Outre Fox, c'est une grande partie de la classe politique mexicaine qui est énervée, rapporte le Guardian. Miguel Barbosa, le leader de l'opposition a déclaré:

«@realDonaldTrump, tu n'es pas le bienvenu au Mexique. Dehors! Tu viens prendre une photo avec un peuple que tu as insulté.»

Slate.fr

Newsletters

Trump et les Kurdes, une trahison insensée

Trump et les Kurdes, une trahison insensée

Le président américain n'a pas seulement lâché les Kurdes: c'est son pays tout entier qu'il fait passer après ses propres intérêts.

La «culpabilité blanche» à l'ère de Trump façonne les primaires démocrates

La «culpabilité blanche» à l'ère de Trump façonne les primaires démocrates

L'égalité raciale devient un thème de campagne chez les Démocrates blanc·hes.

En Catalogne, la condamnation des indépendantistes ravive la tension

En Catalogne, la condamnation des indépendantistes ravive la tension

La sentence qui est tombée sur ces personnalités à la suite de la tentative de sécession de 2017 promet d'hystériser les débats de la campagne pour les élections générales du 10 novembre.

Newsletters