Boire & manger

Faire un procès à Starbucks, une passion américaine

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 28.08.2016 à 10 h 06

Repéré sur Eater

Des cafés trop chauds aux affaires de harcèlement, la chaîne américaine a désormais l'habitude d'être régulièrement poursuivie en justice.

Un Starbucks à San Francisco, le 22 janvier 2015. JUSTIN SULLIVAN/AFP

Un Starbucks à San Francisco, le 22 janvier 2015. JUSTIN SULLIVAN/AFP

Starbucks est une entreprise qui se porte bien. En témoignent, par exemple, ses 12.000 enseignes à travers les États-Unis. Mais, comme l'explique le magazine Eater, ce succès lui vaut aussi de nombreuses déconvenues. En premier lieu, l'exigence et l'intransigeance de ses propres clients. Pour s'en rendre compte, le magazine a tenté de recenser toutes les affaires et les actions en justice auxquelles Starbucks a été confronté au cours de l'année passée –tout en se heurtant à un problème de taille: leur nombre.

Eater explique cette succession de plaintes et de procès par un argument d'une logique implacable: plus l'entreprise sera en bonne santé, plus elle sera visée par les actions en justice. Les plaintes des consommateurs, ou autres, sont ainsi très variées. Plusieurs clients ont, par exemple, obtenu gain de cause pour avoir hérité de boissons trop chaudes, causant des brûlures parfois importantes; de boissons glacées servies avec trop de glaçons (et donc moins de café); de boissons contenant moins de lait que ce qu'affirmait le menu ou de sandwiches vendus plus chers que le prix indiqué sur les affiches promotionnelles.

Tenir les avocats occupés

Au-delà de ces plaintes directement liées aux commandes et aux produits servis dans les enseignes de la marque, Starbucks a aussi été poursuivi pour avoir réutilisé le travail d'une artiste américaine, sans lui demander l'autorisation, pour la campagne de lancement d'un nouveau produit. En octobre 2015, Starbucks a également été attaqué pour discrimination par l'une de ses employées malentendante à qui il avait été refusé, par exemple, de bénéficier des services d'un interprète pour les réunions d'employés.

Avant cela, la chaîne américaine avait été poursuivie pour des affaires de harcèlement sexuel, la présence d'une caméra dans les toilettes d'une de ses boutiques de Washington, pour un sol mouillé ou pour avoir détourné les pourboires de ses employés. À notre connaissance, aucun procès n'a encore été intenté à la chaîne pour écrire les prénoms des clients n'importe comment. Mais, une chose est sûre, Starbucks sait tenir les avocats occupés –et 2015 a été une année particulièrement chargée.

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