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VIDÉO. Des stars du porno racontent leur premier jour

Sous leurs airs assurés et leurs poses langoureuses, ces comédiens d'un genre particulier n'en menaient pas large leur tout premier jour.

«J'étais très nerveuse», «je suis arrivée quinze minutes en avance», «je n'avais aucune idée de ce que je devais faire». Ces citations évoquent toutes un premier jour au travail. Elles semblent plutôt banales à n'importe qui est entré sur le marché du travail. Mais c'est lorsque l'on connaît la profession des personnes interrogées que cela devient intéressant.

La chaîne YouTube Wood Rocket, spécialisée dans la rubrique «Ask a Porn Star» (posez une question à une star du porno) a réuni les témoignages d'une vingtaine de professionnels de la pornographie –peu d'hommes et beaucoup de femmes. Tous partagent leurs anecdotes et les événements qui ont marqué leur premier jour: ils sont plus ou moins malencontreux, mais toujours non-visionnables par les moins de 18 ans. L'actrice August Ames raconte ainsi: 

«Avant qu'on ne commence, j'étais gênée, j'ai regardé tout le monde et demandé si c'était ok de coucher avec l'acteur, alors qu'on était précisément pour filmer ça!»

Un homme raconte comment il a utilisé un savon pour se laver ce matin-là qui a fini par faire apparaître des brûlures sur son pénis. Une femme explique qu'elle pensait filmer un plan à trois lesbien avant de finalement devoir prendre des cours de trapèze pour assurer la scène.

Une façon de donner la parole à ces employé(e)s qui peuvent gagner en moyenne 200 à 250 euros pour une scène de pénétration vaginale, rappellait en 2013 Les 400 Culs, le blog consacré au sexe de Libération. Ce même blog avait donné à l'époque la parole à une ex-hardeuse, qui s'interrogeait sur les raisons pour lesquelles on devient acteur ou actrice de films porno:

«Je fus agréablement surprise, j’ai trouvé ça hyper professionnel, je pensais que la caméra ne couperait jamais, qu’ils laissaient les gens tourner sans s’arrêter, mais au final, [l'acteur] HPG coupait régulièrement, il s’assurait que tout allait bien, l’acteur était hyper respectueux. Je fus vraiment surprise par le professionnalisme des tournages. Personnellement, je ne me suis pas sentie mal, ni humiliée, j’ai de suite assimilé que c’était un métier.»

 

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