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L'engouement pour Pokémon Go devient un peu Ramoloss

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 23.08.2016 à 16 h 41

Repéré sur Bloomberg

Le nombre d’utilisateurs quotidien et l’engagement diminuent fortement depuis le début du mois.

Un Ramoloss.

Un Ramoloss.

Joueur ou non, vous l’avez certainement constaté vous-même. Depuis quelques semaines, la folie mondiale autour du jeu Pokémon Go semble s’être essoufflée. Il est logique que les médias y consacrent moins de sujets, mais un rapide coup d’œil dans la rue semble confirmer la tendance: les joueurs semblent bien plus discrets qu’il y a un mois, et ce malgré cette incroyable vidéo de joueurs taïwanais à la poursuite d’un Ronflex. 


Le site Bloomberg vient de livrer des chiffres qui, malheureusement pour la société créatrice du jeu Niantic, vont dans ce sens. «Les utilisateurs actifs quotidiens de Pokémon Go, les téléchargements, l’engagement et le temps passé sur l’application chaque jour ont passé leur pic et suivent une tendance à la baisse», explique le site en relayant des données de différents instituts spécialisés. Par exemple, on apprend que le nombre de joueurs quotidiens qui ouvrent l’application est passé de près de 45 millions mi-juillet à un peu plus de 30 millions à peine un mois plus tard. Pareil pour «l’engagement» des joueurs, qui est passé de plus de 80% à moins de 60% en un peu plus d’un mois. 

Les grands vainqueurs: les investisseurs de Facebook, Twitter...

Pour expliquer ce déclin, au-delà de la classique lassitude qui surgit après quelques semaines d’utilisation, on peut dire sans trop d’hésitations que les soucis techniques du jeu en ont découragé plus d’un. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques jours, Pokémon Go est loin d’être un jeu parfait. Peu intuitif, le jeu a souffert de nombreux problèmes de serveur, d’un radar impossible à comprendre malgré une mise à jour, d’une batterie qui se vide, de Pokémon rares qui s’échappent plus facilement, d’arènes impossibles à tenir... Plus grave, des problèmes d’inégalités spatiales et sociales empêchent certains joueurs de profiter pleinement du jeu et des accusations de collecte de données personnelles ont vite semé la colère chez certains utilisateurs.  

Et pourtant, cette chute de l’utilisation, si elle montre la déception des fans, va tout de même faire des heureux: les investisseurs qui misent sur les autres applications qui nous accompagnent au quotidien. L’analyste Victor Anthony, qui a répondu aux questions de Bloomberg, explique que, «étant donné l’augmentation de l’utilisation de Pokémon Go après son lancement en juillet, les investisseurs se sont inquiétés de voir que cette nouvelle expérience utilisateur puisse nous distraire du temps passé sur les autres applications mobiles» telles que Facebook, Snapchat, Instagram, Tinder ou Twitter. «Les tendances en baisse devraient calmer les inquiétudes des investisseurs à propos de l’impact de Pokémon Go sur le temps passé sur les applications citées plus haut.» À la fin donc, c’est toujours Mark Zuckerberg qui remporte l'arène internet.

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