Sciences

Un peu de votre bronzage vient du cosmos extragalactique

Temps de lecture : 2 min

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine dix trillionièmes de votre bonne mine estivale vivaient leurs premiers instants.

tan | Evil Erin via Flickr CC License by
tan | Evil Erin via Flickr CC License by

Dès que nous mettons le nez dehors, de jour comme de nuit, avec ou sans burkini, notre corps est bombardé de photons, à un rythme d'environ 1 sextillion par seconde. La plupart de ces petits paquets d'énergie sont produits par le Soleil, mais certains proviennent des confins de l'espace et ont effectué un voyage de plusieurs milliards d'années avant d'entrer en collision avec notre peau. Certains sont même aussi vieux que le Big Bang.

Une étude menée par des chercheurs australiens et dirigée par l'astrophysicien Simon Driver vient de calculer combien de ces grains de lumière sont nés au-delà des frontières de notre galaxie, selon un niveau de précision jusqu'ici inégalé. Leur travail, qui cherche à mieux comprendre l'évolution de l'énergie, de la masse et de la structure de l'Univers, concerne des longueurs d'onde de l'ordre du micron, susceptibles de causer de dangereuses mutations dans nos cellules, à celles plus longues et dès lors plus inoffensives, dépassant le millimètre —à l'instar des infrarouges ou des ondes radio.

«La plupart des photons de lumière qui nous atteignent viennent du Soleil», explique Driver, «que ce soit directement, éparpillés dans le ciel, ou reflétés sur la poussière du système solaire. Mais nous baignons aussi dans des radiations extérieures à notre galaxie, le fond diffus extragalactique. Ces photons sont issus du cœur des étoiles et du même genre de matière absorbé par les trous noirs supermassifs».

Selon les calculs de son équipe, ce sont 10 milliards de photons en provenance de l'espace intergalactique qui nous touchent chaque seconde lorsque nous sommes en extérieur, quel que soit le moment de la journée ou de la nuit. Si certaines de leurs longueurs d'onde sont en théorie dangereuses pour nos organismes, rien ne sert de paniquer: pour subir les premiers effets délétères durables d'un «coup de cosmos», il faudrait à notre épiderme plusieurs milliers de milliards d'années.

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