Sports

VIDÉO. Jesse Owens pourrait bien rivaliser avec les sprinteurs d'aujourd'hui

Temps de lecture : 2 min

Le sprinteur américain bénéficiait de conditions beaucoup moins favorables.

C’est l’une des images que l’on retiendra de ces Jeux olympiques 2016. Alors qu’il finit sa demi-finale du 200 mètres, le Canadien Andre De Grasse remonte Usain Bolt sur sa droite. Le sprinteur jamaïcain le voit, et tourne sa tête vers lui. Le Canadien fait la même chose. Les deux hommes se regardent et se sourient l’un l’autre quelques secondes avant de franchir la ligne, quasiment hilares. Quelques heures plus tard, Bolt sera champion olympique de la distance, De Grasse, médaille d’argent.

Le Canadien est auteur de Jeux exceptionnels. En plus de sa deuxième place sur 200 mètres, il a également glané une médaille de bronze en relais 4x100 mètres, dans la nuit du 19 au 20 août, et une autre sur 100 mètres, avec un temps de 9 secondes et 91 centièmes, son record personnel, loin des records des premiers JO, et du temps réalisé par Jesse Owens, à Berlin, en 1936 (10 secondes et 3 dixièmes).

Mais, comme le montre une vidéo de la CBC, repérée par Kottke, si les performances des sportifs d’aujourd’hui sont impressionnantes, la technologie leur a aussi permis de les améliorer. Pour s'en rendre compte, la chaîne canadienne a fourni au double médaillé une paire de pointes similaires à celles que portait Owens en 1936 et lui a demandé de courir sur une piste en terre, et sans starting-blocks. À la place, ils creusent des petits trous derrière les pieds du sprinteur pour l'aider à partir au coup de pistolet.

Résultat: le sprinteur canadien fait moins bien que Jesse Owens (le chrono n'est cependant pas des plus précis), et reconnaît lui-même aisément que toutes ces petites améliorations «font une grosse différence».

Alors certes, Andre De Grasse n’était pas dans des conditions de compétition et comme l’indique Kottke, «il courait sur de la terre et non des cendres, et il n’a pas eu le temps de s’entraîner sur cette surface ou avec ces chaussures. Mais quand même».

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