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La CIA paie le frère du président Karzai, soupçonné de trafic d'opium

Temps de lecture : 2 min

Image de Une:  Marines américains en patrouille en Afghanistan Goran Tomasevic / Reuters
Image de Une: Marines américains en patrouille en Afghanistan Goran Tomasevic / Reuters

Ahmed Wali Karzai, le frère du président afghan Hamid Karzai et qui est suspecté de jouer un rôle dans le trafic illégal d'opium, reçoit des paiements réguliers de la CIA depuis huit ans selon des sources officielles américaines.

La CIA paie Karzai pour différentes prestations, notamment pour son aide dans le recrutement d'un groupe paramilitaire qui effectue des raids contre les insurgés sous les ordres de l'agence de renseignement américaine dans la région de Kandahar, rapporte le New York Times. Ce groupe est accusé d'avoir conduit des opérations non-autorisées contre des membres du gouvernement afghan, selon des sources officielles américaines.

Les liens financiers et les relations de travail entre la CIA et Karzai soulèvent d'importantes réserves sur la stratégie américaine en Afghanistan, et ont crée des divisions au sein même de l'administration Obama. Certains pensent que ces liens compliquent la relation déjà tendue avec le président Hamid Karzai, dont la popularité n'est pas criante et qui est décrit comme un pantin des Américains par les talibans. D'autres estiment que de telles pratiques prouvent que les Etats-Unis ne font pas tout ce qui est en leur pouvoir pour éradiquer le trafic de drogue en Afghanistan, une source de revenus majeure pour les talibans.

Plus généralement, certains membres de l'équipe d'Obama estiment que le fait de s'appuyer  sur Ahmed Wali Karzai, la plus puissante figure locale d'une région où les talibans sont très présents, va à l'encontre de l'objectif américain d'encourager le développement d'un gouvernement central fort, condition indispensable à un départ des troupes américaines.

La révélation de ces liens entre la CIA et Karzai intervient au lendemain de l'annonce de la démission du fonctionnaire américain en charge de la région de Zabul, également contrôlée par les talibans. Dans sa lettre de démission adressée à son responsable du personnel, Matthew Hoh expliquait les raisons de son acte: «J'ai perdu toute compréhension et confiance dans les visées stratégiques de la présence américaine en Afghanistan. J'ai des doutes et des réserves sur notre stratégie actuelle et future, mais ma démission ne se base pas sur la manière dont nous menons la guerre, mais plutôt pourquoi nous la menons et dans quel but.»

[Lire l'article complet sur nytimes.com]

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