Sports

Pour le Wall Street Journal, la France est médaille d'or du pleurnichage

Temps de lecture : 2 min

Un sport national visiblement adopté par les athlètes.

Renaud Lavillenie et Thiago Braz Da Silva
Johannes, après la remises des médailles, le 16 août 2016. EISELE / AFP
Renaud Lavillenie et Thiago Braz Da Silva Johannes, après la remises des médailles, le 16 août 2016. EISELE / AFP

La France, une nation qui passe son temps à râler? Le cliché n'est pas nouveau, mais il ressort une nouvelle fois à l'occasion de ces JO. À tel point que le Wall Street Journal vient de nous décerner la médaille d'or des chouineurs.

«Des pistes d'athlétisme au vélodrome, en passant par les terrains de handball, l'équipe de France olympique a excellé dans l'art de chouiner à propos de ses adversaires et de râler contre les résultats.»

Joshia Robinson et Anton Troianovski reviennent notamment sur l'épisode Lavillenie. Le perchiste français qui a terminé deuxième derrière le Brésilien Thiago Braz da Silva s'était plaint d'avoir été copieusement sifflé lors du concours, avant de comparer sa situation à celle de Jesse Owens, en 1936. Il s'est plus tard excusé de cette comparaison. Pas suffisant pour calmer le public brésilien qui l'a à nouveau sifflé lors des remises de médailles, le lendemain.


Et le quotidien américain de souligner que, même quand ils gagnent, les Français trouvent à se plaindre, comme l'entraîneur de l'équipe masculine de hand, Claude Onesta, à propos des naturalisations effectuées par le Qatar pour rendre son équipe nationale compétitive.

Astérix, Les Inconnus…

D'ailleurs, quand il s'agit de se plaindre de l'équipe de France olympique, les Français le font aussi mieux que les autres. Après 20 Minutes et son top des excuses pourries sorties par les Français défaits en début de JO, Le Monde a publié à son tour une longue compilation des pires prétextes avancés par les Français pour expliquer leur défaite.

«On exagère, mais c’est presque devenu un jeu: quel sera le prochain prétexte avancé par un athlète français pour se dédouaner après un échec? La délégation tricolore à Rio, ce sont sept médailles en or, onze en argent, dix en bronze, mais aussi quelques excuses en carton et autres propos d’une mauvaise foi en titane. Prononcés à chaud, par des sportifs qui ont encore la tête qui fume et le sang qui bout de déception après avoir vu leur rêve olympique se briser, alors on ne leur en veut pas, et on veut bien les comprendre.»

Et les athlètes ne sont pas les seuls à avancer toutes les excuses possibles pour expliquer leur échec. Certains de leurs supporters sont prêts à tout pour légitimer leur défaite. Preuve en est, cette image tirée d'Asterix aux Jeux olympiques a été beaucoup partagée depuis le début des Jeux:

Alors que ce vieux sketch des Inconnus donne probablement lui aussi quelques explications à certains revers:

Pour conclure, le Wall Street journal regrette un peu que le pleurnichage ne soit pas à un sport olympique pour les Français, mais souligne que tout espoir n'est pas perdu. Avec la candidature de Paris pour les Jeux 2024, nous arriverons bien, en râlant bien sûr, à imposer notre sport national.

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