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Cette photo d’un petit garçon résume toute l’horreur de la guerre en Syrie

Temps de lecture : 2 min

Ensanglanté et sous le choc, cet enfant d'Alep rappelle à quel point le quotidien de ceux qui sont restés peut ressembler à un enfer.

Capture YouTube
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Si petit dans son T-shirt rougi de sang, le visage gravement blessé et couvert de poussière, Omran Daqneesh, 5 ans, est placé dans une ambulance après un bombardement aérien qui a eu lieu dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 août dans la ville d’Alep, en Syrie. Sa photo, diffusée par le correspondant du Telegraph Raf Sanchez, résume à elle seule l’horreur du quotidien des Syriens restés dans la ville, où s’affrontent toujours les troupes rebelles et l’armée de Bachar el-Assad.

L’Aleppo Media Group, un groupe activiste présent sur les lieux, a également mis en ligne une vidéo montrant le petit garçon, sorti d’un immeuble avec plusieurs autres enfants et quelques adultes. Omran Daqneesh ne pleure pas. Son seul geste est de toucher son visage et d’essuyer le sang qui recouvre ses mains. L’attaque de mercredi soir a fait plusieurs morts et blessés, dont plusieurs enfants. Omran et les autres blessés ont été amenés à l’hôpital M10, également bombardé dans la soirée, pour être pris en charge.


Le petit garçon est rapidement devenu un symbole. Les activistes syriens ont repris sa photo, faisant d’Omran leur représentant.

Mahmoud Raslan, l’auteur du cliché, habite à moins de 300 mètres de l’immeuble bombardé, ce qui en a fait un des premiers sur les lieux. Omran a été la première personne sortie vivante des décombres. Raslan a alors commencé à filmer la scène avant de se raviser, ne prenant qu'une seule photo qui s'est donc retrouvée à la une des journaux du monde entier.

«Aujourd’hui, quand je me suis levé et que j’ai vu que le monde entier publiait la photo et en parlait, je me suis dit: "J’espère que toutes les photos d’enfants et des attaques en Syrie vont devenir virales pour que le monde sache ce que c’est de vivre ici. Si les gens savent, peut être que la guerre va s’arrêter, que les bombardements vont cesser», a expliqué Mahmoud Raslan au Telegraph. Et de confier son souhait: qu’Omran et sa propre fille de sept ans, Amal, vivent normalement leur vie d’enfants.

Le 28 juillet dernier, Médecins sans Frontières alertait l’opinion publique mondiale sur le bombardement répété des hôpitaux d’Alep, expliquant que quatre d’entre eux avaient subi des attaques en moins d’une semaine. Quelques jours après, quinze des derniers médecins d’Alep ont écrit une lettre ouverte à Barack Obama pour lui demander de réagir.

L’image d’Omran Daqneesh fait écho à celle, filmée par la BBC, de la petite Samia, victime d’une attaque au chlore. Le 17 août, son grand-père Mohammed Mustafa, en colère contre les instances internationales, faisait une déclaration glaçante au micro de la BBC: «Le monde a tourné le dos à la Syrie.»

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