Science & santé

La cause des douloureuses courbatures matinales enfin découvertes

Repéré par Peggy Sastre, mis à jour le 12.08.2016 à 8 h 02

Repéré sur FASEB Journal, EurekAlert

Lorsque nous dormons, des protéines s'activent pour atténuer l'inflammation dans notre corps. Lorsque nous ouvrons l’œil, elles se désactivent et les symptômes inflammatoires se réveillent avec nous.

Encore un matin | Jesus Galiazzo via Flickr CC License by

Encore un matin | Jesus Galiazzo via Flickr CC License by

Au réveil, les douleurs musculaires, articulaires et autres courbatures semblent souvent pires qu'à un autre moment de la journée –un phénomène qui, paraît-il, ne va pas en s'améliorant avec l'âge. Une équipe de chercheurs de la faculté de biologie de l'université de Manchester pense avoir découvert la cause de cette raideur matinale: des protéines anti-inflammatoires vont se coucher au moment où nous nous levons.

L'expression et l'action de ces protéines, les cryptochromes 1 et 2, sont régulées par le noyau suprachiasmatique du cerveau, alias l'horloge biologique de notre corps, et coupent les voies inflammatoires durant la nuit. Au réveil, ce processus anti-inflammatoire cesse et peut nous laisser avec cette désagréable impression de raideur au sortir des bras de Morphée.

Pour arriver à cette découverte, l'équipe de Julie Gibbs a d'abord collecté des cellules dans les tissus articulaires de souris et d'humains. Ces cellules, les synoviocytes fibroblastiques de leur petit nom, sont notamment connues pour intervenir dans la pathologie de l'arthrite inflammatoire et pour suivre un rythme circadien.

Lorsque que ce rythme est perturbé par la désactivation du gène codant pour les cryptochromes –ce qui se passe lorsque la lumière du jour pénètre notre rétine–, la réponse inflammatoire est accrue, ce qui laisse entendre que ces protéines ont d'importants effets anti-inflammatoires. Pour tester leur hypothèse, les chercheurs allaient injecter dans les cellules articulaires des substances activant ces protéines, afin de voir s'il était possible de déclencher ce processus anti-inflammatoire. Et la réponse fut oui.

«En comprenant comment l'horloge biologique régule l'inflammation, nous pouvons commencer à développer de nouveaux traitements qui pourraient s'appuyer sur cette connaissance, explique Gibbs. Et en adaptant le moment de la journée où les traitements actuels sont administrés, nous pourrions en augmenter l'efficacité.»  

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