Culture

Les chansons des Beatles classées de la plus optimiste à la plus triste

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 09.08.2016 à 18 h 59

Repéré sur Dueling Data

Cette analyse de sentiments des textes de leur répertoire livre quelques résultats attendus, mais aussi des surprises.

Les Beatles en 1965, via Wikimedia Commons.

Les Beatles en 1965, via Wikimedia Commons.

La rencontre entre la culture et la vague de quantification des moindres recoins de l'expérience humaine (la «data») aboutit à des résultats parfois surprenants. Le site Dueling Data, dont les centres d’intérêt se situent «à l’intersection de l’art et de l’analyse», se penche sur la nature des sentiments évoqués dans le vaste répertoire des chansons des Beatles, classées à partir de l’analyse automatisée de leurs paroles.

Les analyses de sentiment consistent à repérer les mots les plus employés dans un corpus et à identifier s’ils sont chargés de connotations plutôt positives ou négatives. Par exemple, dans l’outil utilisé par l’auteur, «guns» («armes à feu») sera associé à la colère.

Le principal enseignement de l'infographie réalisée à partir des résultats de cette analyse est que le duo d’auteurs-compositeurs le plus créatif et prolixe des Beatles, formé de John Lennon et Paul McCartney, est aussi à l’origine de quelques chansons plutôt gaies («Drive My Car», «Love Me Do», «P.S. I Love You»), quand Lennon laissé à lui-même a écrit des chansons bien plus sombres.

 

 

A priori, Paul McCartney ressort de ce classement sans écorner son image de joyeux drille de la bande, puisqu’il est l’auteur de la chanson classée la plus positive du répertoire, «Ob-La-Di, Ob-La-Da». Il est amusant de préciser que Lennon l'aurait qualifié de «merde pour grands-mères de Paul [McCartney]» –et qu’accessoirement, un magazine l’a intégrée en 2004 à son classement des 50 morceaux les plus nuls de l’histoire –certes, à la place honorable de 48e sur 50.

Cette distinction ne rendrait compte que d'une facette de McCartney, l’analyse révélant qu’il est en fait le Beatle doté de la palette de sentiments la plus étendue, puisqu’il signe aussi la chanson notée la plus sévèrement sur l’échelle de la gaieté. Histoire de boucler l’histoire, cette chanson, «Carry That Weight», parle justement de la difficulté pour l’artiste de supporter le poids des Beatles sur ses épaules…

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