Monde

Pour son mariage, elle se fait accompagner par celui qui a reçu le cœur de son père

Temps de lecture : 2 min

Jeni Stephien voulait sentir sa présence à son mariage.

Capture d'écran Twitter
Capture d'écran Twitter

Il était une fois, une jeune femme, baptisée Jeni Stepien. Son mariage prévu pour le 6 août 2016, elle doit, selon la tradition, remonter l’allée de l’église accompagnée par son père, qui la confie ensuite à son futur mari. Mais, le père de Jeni est décédé dix ans auparavant, assassiné lors d’un vol. Pour symboliser sa présence auprès d’elle, elle a donc demandé à Arthur Thomas, l’homme qui a reçu son cœur, de le remplacer. Ce drôle de conte de fée mêlé de médecine moderne –un coup à faire sortir les mouchoirs– a été raconté par plusieurs chaînes de télé américaines et par le New York Times.

L’histoire débute en 2006, quand Michael Stepien, 53 ans, rentre chez lui après sa journée de travail dans un restaurant de Swissvale, commune proche de Pittsburgh en Pennsylvanie. Au détour d’une allée, il est victime d'un vol et assassiné d’une balle dans la tête par un jeune homme de 16 ans, Leslie L. Brown, depuis condamné à la prison à perpétuité avec peine incompressible de quarante ans.

Sa famille décide alors de faire don de ses organes et se tourne vers le Center for Organ Recovery and Education. Si dans la majorité des cas, le don d’organe est strictement anonyme, cette association autorise la famille du donneur et celle du receveur à échanger leurs coordonnées. Le cœur sain de Michael Stepien revient à Arthur Thomas, un père de famille du New Jersey, âgé de 62 ans et atteint d’une très grave maladie cardiaque. Désormais sauvé, celui-ci décide alors d’écrire à la famille du donneur, pour «les remercier».

Se sentir proche de son père

Dès lors, s'établit une relation entre les deux familles qui continuent à s’écrire, s’appeler régulièrement, s’envoyer des cartes de Noël et autres cadeaux d’anniversaires pendant dix ans, sans jamais se rencontrer. Mais, alors que son mariage approche, Jeni Stepien, commence à se demander qui va l’accompagner dans l’église. Elle réalise surtout qu'elle aimerait «avoir un peu de son père à la cérémonie». Conseillée par son fiancé, elle contacte donc Thomas pour lui demander de tenir le rôle.

Ce dernier accepte, après s’être assuré que sa propre fille ne se vexerait pas de ne pas être la première qu'il accompagne à l'autel. Selon elle, il s’agit d’une «merveilleuse idée».

La veille du mariage, Arthur Thomas et Jeni Stepien se rencontrent pour la première fois, et ce dernier propose à la jeune femme de le tenir par le poignet pour qu’elle sente son pouls et se «sente ainsi plus proche de son père», une scène d’ailleurs filmée par ABC. Les deux vont même partager une danse, dans la plus pure tradition, où la mariée et son père dansent tous les deux à un moment de la fête.

Depuis, les deux familles ont prévu de rester en contact et de se revoir.

«J’étais fier d’avoir ramené le cœur du père de Jeni à Pittsburgh. J’aurais marché pour cela s’il l’avait fallu», a déclaré Arthur Thomas aux journalistes.

Slate.fr

Newsletters

Le travail de sape d'Orbán pour pousser Soros hors de Hongrie

Le travail de sape d'Orbán pour pousser Soros hors de Hongrie

Les fondations du milliardaire-philanthrope américano-magyar quittent Budapest où elles travaillaient depuis 1984. Un départ accéléré par vingt-quatre mois d’intense campagne gouvernementale anti-Open Society.

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

On leur administrera notamment de la buprénorphine, plus connue sous le nom de Suboxone.

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

Dans les faits, la guerre est finie. Dans les têtes et les réflexes sociétaux, pas encore.

Newsletters