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Du sexe bourré ou défoncé, lequel est le plus regrettable?

Temps de lecture : 2 min

Avoir un rapport sexuel sous l'emprise de l'alcool ou du cannabis, ce n'est pas vraiment la même expérience.

Cigarettes and alcohol | Elvert Barnes via Flickr CC License by
Cigarettes and alcohol | Elvert Barnes via Flickr CC License by

Avoir un rapport sexuel sous l'emprise de l'alcool ou du cannabis, est-ce la même chose? Pas vraiment, si on en croit une étude qualitative publiée le 20 juillet sur le site des Archives of Sexual Behavior.

Mené par quatre scientifiques du centre de recherche sur le VIH et l'usage des drogues de l'université de New York, ce travail se fonde sur les interviews de 24 volontaires adultes (12 femmes, 12 hommes), séronégatifs et s'identifiant tous comme hétérosexuels. Des individus qui, peu avant d'être soumis au scrupule de la science, assuraient d'avoir copulé en ayant préalablement fumé de la marijuana et/ou bu jusqu'à l'ivresse. Pour les chercheurs, leur étude se justifie par le fait que de plus en plus d’États américains dépénalisent la consommation de cannabis, ce qui rend, par définition, plus courante sa présence dans la vie de nos congénères d'Outre-Atlantique, y compris sexuelle.

L'alcool est plus couramment utilisé pour briser la glace avec des inconnus. Le revers de la médaille, c'est qu'il génère aussi davantage de rapports sexuels que les individus concernés (hommes comme femmes) regretteront ensuite. Selon les scientifiques, l'alcool mène plus souvent à un choix de partenaire «atypique» –qui n'aurait pas été sélectionné sobre–, d'où une fréquence plus élevée de remords post-coïtaux.

«Les rencontres sexuelles sous marijuana se font en général avec quelqu'un que l'individu connaissait. Sous alcool, le sexe se fait plus souvent avec un inconnu et le contexte préalable est sans doute ici plus important que la drogue consommée», explique Joseph J. Palamar, co-auteur de l'étude.

Problèmes d'érection et sécheresse vaginale

À l'inverse, parce que le cannabis exige d'être quelque peu initié à ses usages d'acquisition et de consommation, la substance permet des rencontres sexuelles relativement plus sûres.

«Chose intéressante, certains consommateurs font remarquer que l'illégalité de la marijuana facilite en réalité les interactions sexuelles. Parce que la consommation récréative du cannabis est interdite dans beaucoup d’États et qu'en fumer produit généralement une odeur très forte, il convient de le faire dans l'intimité. Une intimité et une confidentialité qui aident certains individus dans leurs rencontres sexuelles».

Globalement, le sexe associé à du cannabis ou de l'alcool est considéré comme très positif, mais certains effets secondaires adverses sont quand même signalés. Par exemple, le cannabis induit de la sécheresse vaginale et l'alcool des problèmes d'érection.

Pour autant, au niveau du vécu autre qu'anatomique, les chercheurs ne consignent pas de différences significatives entre hommes et femmes. Tous sont ainsi très contents d'être désinhibés par ces deux types de psychotropes, en premier lieu parce qu'ils permettent de se sentir plus désirables et d'avoir davantage la confiance –même si les effets de l'alcool semblent relativement supérieurs sur ce plan.

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