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Le métier le plus ennuyant des JO? Sauveteur au bord de la piscine olympique

Temps de lecture : 2 min

Leur présence est obligatoire, quoique peu nécessaire.

Le Sud-Coréen Park Taehwan lors du 200m nage libre à Rio, le 7 août 2016. Martin BUREAU / AFP
Le Sud-Coréen Park Taehwan lors du 200m nage libre à Rio, le 7 août 2016. Martin BUREAU / AFP

On n’y pensait pas. Après tout, pourquoi un nageur ou une nageuse suffisamment doués pour participer aux Jeux olympiques auraient-ils besoin de personnes supplémentaires pour s’assurer que tout se passe bien? Les entraîneurs, les camarades et les lignes entre chaque couloir ne suffisent-ils pas à empêcher tout drame? Non, si l’on en croit le New York Times, qui explique que le métier de sauveteur est très important lors de la compétition, qui en a embauché 75 pour l’occasion.

Peu de chance de les voir courir au ralenti façon «Alerte à Malibu»

Anderson Fertes, 39 ans, raconte en souriant au journal qu’il aimerait être celui qui pourra secourir le champion Michael Phelps en cas d’incident: «Je rêve de cette possibilité. J’y pense. C’est un événement qui a une chance sur un million de se produire, mais nous sommes préparés.» Et effectivement, leur présence au bord des bassins semble très peu utile. «Ils n’ont jamais utilisé leur sifflet, écrit le New York Times qui a assisté à un entraînement. Ils n’ont jamais crié après les sportifs pour leur demander d’arrêter de courir près du bassin. Ils n’ont jamais sourcillé, ni même senti leur cœur batte plus vite lors d’une soudaine possibilité (est-elle toujours sous l’eau?) qu’une personne ait besoin d’être sauvée.» D’ailleurs, aucun nageur n’a eu besoin d’être secouru dans l’histoire des Jeux.

Pourtant, quand on y réfléchit, leur présence est évidemment nécessaire. Il se peut qu’un joueur de water-polo prenne un mauvais coup et s’évanouisse ou qu’un plongeur heurte le bord du bassin et se blesse encore plus gravement. Danielle Martelote, qui s’occupe de la supervision de ces employés très particuliers, cite également la possibilité de crises cardiaques ou de violentes crampes. Leur présence est aussi imposée par le règlement de la fédération de natation et la loi brésilienne, qui impose leur présence dans des bassins d’au moins 36 m2.

Cette particularité locale a amusé plus d’un nageur. «C’est vraiment l’un des trucs les plus drôles que j’ai vu dans les Jeux olympiques jusque-là», a expliqué à Reuters le Néo-zélandais Matthew Stanley. «Après l’échauffement ce matin c’était assez fou, j’aurais pu imaginer qu’on ait eu besoin d’un sauveteur à ce moment-là», ironise de son côté la nageuse australienne de 17 ans, Tamsin Cook. «Mais oui, c’était assez drôle.»

S’ils n’auront certainement pas beaucoup de travail à faire pendant ces JO, et c’est tout ce qu’on leur souhaite, les sauveteurs pourront au moins profiter de la vue imprenable qu’ils auront pour chaque course.

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