Science & santé

Les derniers mammouths laineux avaient sans doute très soif

Repéré par Camille Malnory, mis à jour le 02.08.2016 à 15 h 35

Repéré sur The New York Times

Avec les changements climatiques, l’eau douce leur a manqué, et cela a probablement accéléré leur extinction.

Mammouth laineux | Bjorn via Flickr CC License by

Mammouth laineux | Bjorn via Flickr CC License by

Imaginez les débuts de l'Holocène, il y a 10.000 ans. Des mammifères géants arpentent le monde. Mammouths, tigres à dents de sabre, ours à face courte et autres megatheriums sont les rois, aux côtés des premiers Homo. Avec les changements climatiques, la chasse, les premiers méga-mammifères commencent à disparaître. Mais certains mammouths survivent, sur la petite île Saint-Paul, dans la mer de Béring, pendant encore des milliers d'années, dans un environnement totalement protégé des prédateurs avant de s’éteindre à leur tour.

Des scientifiques viennent de publier une étude, à retrouver dans le New York Times, sur cette extinction étrange: elle est sans doute dûe à un manque d’eau. Pour eux, c’est une découverte majeure concernant les problèmes d’eau douce et les populations insulaires dans des périodes de changements climatiques.

Cette étude, menée par des scientifiques de l’université de Pennsylvanie et d’autres scientifiques américains et canadiens, est d’ailleurs la première à dévoiler précisément la date et les potentielles causes de l’extinction des mammouths de Saint-Paul. D’après les chercheurs, ces mammifères auraient disparu il y a environ 5.600 ans et pas uniquement à cause de la fonte des glaces qui aurait réduit la taille de l’île mais surtout à cause de la baisse des sources d’eau: avec la hausse du niveau de la mer, les eaux salées se sont infiltrées dans l’île, entraînant des difficultés d’accès à l’eau douce.

Personne ne s’était réellement attaché à la diminution des sources d’eau douce dans l’étude des phénomènes d’extinction. Pour Russel W. Graham, directeur des recherches, et son équipe, cela a été une réelle surprise de découvrir à quel point cette perte avait eu un effet considérable sur les mammouths laineux.

D’après Graham, cette étude a également des implications aujourd’hui pour les habitants de l’île et des basses-terres: la situation vécue à l’époque par les mammouths pourrait se reproduire aujourd’hui dans les petites îles, notamment du Pacifique Sud.

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