Economie

Pourquoi Uber investit 500 millions pour cartographier le monde

Repéré par Agathe Charnet, mis à jour le 01.08.2016 à 13 h 02

Repéré sur Financial Times, The Atlantic, NZ Herald, Le Monde

Sous prétexte de faciliter l'interaction entre chauffeurs et usagers, Uber concurrence Google Maps. Et accélère son projet futuriste de voiture sans conducteur.

 Et si l'avenir d'Uber s'écrivait sans chauffeurs ?  freestocks.org via Flickr CC License by

Et si l'avenir d'Uber s'écrivait sans chauffeurs ? freestocks.org via Flickr CC License by

Combien de minutes faudra-t-il à votre chauffeur Uber pour vous retrouver dans cette ruelle isolée? Cette question, vous n’aurez peut-être bientôt plus besoin de vous la poser puisque l’entreprise américaine de VTC (voiture de transport avec chauffeur) est sur le point d’investir 500 millions de dollars dans son nouveau projet de cartographie planétaire, annonce le Financial Times.

Elle sera pour ce fait épaulée par Digital Globe, une société spécialisée dans l’image satellite. Les usagers Uber pourront alors observer in situ les déplacements de leur véhicule dans les villes tandis que les chauffeurs sauront précisément à quoi ressemble la porte d’entrée de leur client.

Se détacher de Google Maps

L’entreprise espère ainsi se détacher progressivement de Google Map –qui alimente pour le moment ses données de navigation dans la plupart des pays– et du moteur de recherche Baidu, leader du marché en Chine. Selon une enquête de The Atlantic, Uber a notamment débauché l’année dernière l’ex-vice-président de Google Map, Brian McClendon, désormais chargé du projet de cartographie.

«Les cartes de Google Maps sont un bon point de départ, a déclaré Brian McClendon dans un post de blog, mais il y a d’autres choses que nous avons besoin de savoir, comme l’état de la circulation ou les points précis de rendez-vous entre le chauffeur et les clients.» 

Présent dans plus de soixante pays, Uber ambitionne également de cartographier des lieux qui ne sont pas encore recensés par Google Maps, notamment dans les villes d’Amérique latine, un marché en pleine expansion pour l’application.

Capture Uber

Un pas de plus vers la voiture sans chauffeur

Mais sous couvert de faciliter l’interaction entre les usagers et leur chauffeur privé, Uber entretient d’autres ambitions. Tout comme Alphabet (Google), Apple ou Nokia, l’entreprise développe des prototypes de voitures sans chauffeur. Dans un post publié en mai dernier, le blog de l'application présente un véhicule «de super-héros»: une Ford Fusion munie de capteurs et de caméras déambulant dans les rues de Pittsburgh en pilote automatique.

Décrite comme ayant le pouvoir de «sauver des millions de vies et d’améliorer le quotidien des citoyens», la voiture sans-chauffeur s’appuiera exclusivement sur les données collectées par le système de cartographie Uber. Après avoir enregistré des données aux États-Unis l’année passée, une douzaine de véhicules futuristes sillonnent désormais les rues de Mexico.

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