Monde

Comment les Républicains américains sont devenus le parti de la stupidité

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 01.08.2016 à 13 h 08

Repéré sur The New York Times

À force de mépriser les élites intellectuelles, le discours des républicains a abouti à la promotion d'un candidat stupide, regrette un éditorialiste conservateur.

Donald Trump lors de la convention nationale des Répubicains, le 21 juillet 2016 à Cleveland, Ohio I Brendan Smialowski / AFP

Donald Trump lors de la convention nationale des Répubicains, le 21 juillet 2016 à Cleveland, Ohio I Brendan Smialowski / AFP

Dans le New York Times, l’auteur conservateur Max Boot, qui a conseillé John McCain, Mitt Romney et Marco Rubio, explique que la nomination de Donald Trump comme candidat républicain à l’élection présidentielle est le signe que ce parti est devenu celui de la stupidité. L’anti-intellectualisme a toujours fait partie de la gamme des discours politiques républicains, et les candidats affectionnent les tirades contre les intellos et les crânes d’œuf d’Harvard. Mais cet anti-intellectualisme était jusqu’ici largement exagéré pour des raisons électorales.

Les conservateurs américains ont toujours eu des intellectuels, des groupes de réflexions, des revues et des journaux pour porter leurs idées et définir leur doctrine. Même le président le plus porté sur l’anti-intellectualisme, Nixon, s’est entouré de professeurs d’Harvard pour le conseiller sur sa politique étrangère et intérieure, notamment Henry Kissinger.

Le problème, poursuit l’auteur, est qu’avec la nomination de Trump, les conservateurs n’ont pas choisi un candidat qui prétend ne rien savoir sur le monde comme ses prédécesseurs, mais qui est véritablement ignorant et fier de l’être. Il valorise son «bon sens» et sa «compétence dans les affaires» comme seuls bagages, et a même expliqué qu’il tirait ses connaissances militaires des émissions qu’il regardait à la télévision.

Les soutiens de Trump conscients du problème affirment qu'il embauchera des experts pour le conseiller. Sauf que la décision lui reviendrait en dernière instance et que, selon l'auteur, il n'en serait pas capable dans la mesure où il lui manque les connaissances les plus basiques. Pour Max Boot, même si Trump ne parvient pas à être élu, le parti devra se pencher sur «le biais anti-intellectuel croissant et son aversion intuitive des élites».

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