Science & santé

Cette vidéo d’une chauve-souris qui nage est rare

Repéré par Cyril Simon, mis à jour le 29.07.2016 à 15 h 57

Repéré sur Digg, Smithsonian, Popular Science

Il faut que leur vie soit en jeu pour que ces petits mammifères ailés décident de braver l’eau.

Cette vidéo, tournée dans le parc touristique indien de Rock Garden, à Chandigarh, est trompeuse. Malgré la brasse fluide de cette chauve-souris, laissant croire que tous ses congénères aiment l’eau, il n’est pas courant de tomber sur ces mammifères ailés barbotant en toute aise, rapporte Inside Science. Une fois immergées, les chauve-souris tentent de survivre plus qu’elles ne parfont leur crawl.

Sur cette vidéo, on peut admirer les mouvements d’un renard volant (Pteropus), espèce que l’on trouve seulement aux Philippines. L’espèce carnivore des noctilionidés réussit également à nager dans des bassins peu profonds, pour chasser la grenouille par exemple. Mais il n’est pas certain que toutes les espèces soient aussi à l’aise en milieu aquatique. Et, quoi qu’il en soit, c’est surtout le stress et l’instinct de survie qui les persuadent de déployer leurs pieds et leurs ailes.

En règle générale, les contacts entre l’eau et les chauve-souris ne durent que quelques centièmes de seconde. Le temps de s’hydrater le plus souvent. D’un mouvement fluide, elles boivent une gorgée tout en volant. Le risque est trop grand de se poser et de se découvrir face à d’autres prédateurs.

Piscines mortelles

Sous ces précisions animalières, se cache un drame insolite. Tout se complique lorsque la scène se situe dans une piscine. Depuis 2014, les noyades de chauve-souris dans les piscines inquiètent Joy O’Keefe, professeure adjointe de biologie et directrice du centre de recherche sur les chauve-souris de l’université de l’État d’Indian. Elle recense les témoignages d’Américains ayant vu des chauve-souris aux alentours de leur bassin. Dans 13% des cas, les animaux sont retrouvés morts à la surface de l’eau.

«Elles boivent de l’eau dans les piscines. Et certaines s’y noient tout simplement», explique-t-elle à Inside Science, en quête d’une solution pour minimiser les risques. Alors que, dans des réservoirs d’eau naturels, les chauve-souris trouveront appui sur un tronc d’arbre pour s’envoler, rien de tel dans une piscine, dont le rebord est souvent cité comme responsable de leur décès. «Les rebords de la piscine empêchent les chauve-souris d’en sortir», résume-t-elle. Sa recommandation: installer de petites rampes afin qu’elles puissent s’envoler à partir d’une surface plane et solide.

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