France

INFOGRAPHIE. Sept déclarations pour comprendre la polémique Cazeneuve

Camille Malnory, mis à jour le 20.09.2016 à 15 h 02

Une policière municipale accuse le ministère de l’Intérieur d’avoir exercé sur elle des pressions pour qu’elle modifie son rapport sur l’attentat terroriste qui a frappé Nice le 14 juillet. Les autorités démentent.

Montage Slate.fr

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Et de deux. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, se retrouve à nouveau sous le feu des critiques après que Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, en poste le soir de l’attentat du 14 juillet, accuse dans le JDD du 24 juillet son cabinet de l’avoir mise sous pression afin qu’elle modifie son rapport concernant le dispositif policier en place le soir de la fête nationale. Le ministre et les autorités démentent immédiatement ses propos. La polémique ne tarde pas à enfler, notamment autour des piques lancées par les politiques niçois. Mais qui a dit quoi exactement? Réponse en une infographie.

Lundi 25 juillet, Bernard Cazeneuve dépose plainte pour diffamation. De son côté, Sandra Bertin maintient sa version; son avocat a annoncé avoir fait un signalement auprès du procureur de la République de Nice pour faux en écriture publique. Mardi 26 juillet, ce dernier annonce à l’AFP avoir débuté une enquête préliminaire pour vérifier les allégations «d’abus d’autorité» émises par la policière.

Dans l’après-midi du 27 juillet, l’IGPN a remis son rapport à Bernard Cazeneuve. Peu après, en conférence de presse, Marie-France Moneger-Guyomarc’h, responsable de la «police des polices», en a dévoilé publiquement les conclusions et déclaré que le dispositif de sécurité au soir du 14 juillet n’était «pas sous-dimensionné». Elle confirme la présence de quarante-deux agents municipaux et soixante-quatre policiers nationaux –ce qui avait été annoncé par la préfecture des Alpes-Maritimes et contredit par les élus de la droite niçoise– sur la Promenade des Anglais et ajoute qu’à «l’heure du drame il était normal que le contrôle de la circulation [au point Gambetta] soit assuré par les policiers municipaux».

Camille Malnory
Camille Malnory (28 articles)
Journaliste
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