Santé / Boire & manger

Bientôt, aux États-Unis, un étiquetage nutritionnel des bières

Temps de lecture : 2 min

Les principaux producteurs de bière du pays vont compléter les étiquettes de leurs bouteilles avec de nouvelles informations.

Pour l’instant, l’étiquetage nutritionnel des boissons alcoolisées n’est pas obligatoire | Scott Edmunds via Flickr CC License by

Combien de calories dans votre apéro? Pas facile de le savoir, car l’étiquetage nutritionnel des boissons alcoolisées n’est pas obligatoire. Aux États-Unis, le Beer Institute (Institut de la Bière) a annoncé en juillet «de nouvelles lignes directrices qui favorisent le choix du consommateur et la transparence».

Ce groupe, qui représente notamment des géants de la bière dans le pays (Anheuser-Busch, MillerCoors ou Heineken USA), entend désormais compléter les étiquettes avec la teneur en calories, la quantité de glucides et d’autres nutriments. Voire avec la liste des ingrédients.

Comme le rapporte NPR, d’après James McGreevy, le directeur de l’Institut de la bière, six grosses entreprises, qui produisent 80% de la bière vendue aux États-Unis, ont déjà accepté de suivre ces nouvelles directives, dans une «démarche volontaire». Notamment parce que c’est une demande des consommateurs, et parce que, d’après un sondage, 72% des buveurs de bière «pensent qu’il est important de lire les étiquettes nutritionnelles lors de l’achat des aliments et des boissons».

Lutter contre l’obésité

La Brewers Association (Association des brasseurs), qui regroupe plutôt des brasseurs artisanaux, affirme que ces normes seront difficiles à mettre en place à petite échelle, notamment avec des produits saisonniers. Michael F. Jacobson, président du CSPI (Center for Science in the Public Interest, un organisme de promotion de la santé des Américains), affiche quant à lui un enthousiasme mesuré:

«L’alcool peut être une source importante de calories pour beaucoup d’Américains […]. C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs que les plus gros brasseurs commencent à divulguer les calories et d’autres informations nutritionnelles sur de nouvelles étiquettes. Tous les producteurs de vins et de spiritueux devraient faire la même chose.»

Il a ceci dit bien repéré que les gros brasseurs s’engagent à indiquer les informations nutritionnelles sur les bouteilles,mais à fournir la liste des ingrédients via une référence à un site web, un QR code ou bien sur l’emballage «secondaire» (le carton):

«Cependant, les consommateurs ont autant le droit de savoir ce qu’il y a dans leur bière que ce qu’il y a dans leur root beer [un soda nord-américain; NDLR]. Les brasseurs ont le droit d’utiliser des colorants artificiels, des arômes, des édulcorants, des conservateurs dans leurs produits, ou encore des activateurs de mousse. Si l’industrie est fière de ses ingrédients, elle devrait les énumérer sur ses étiquettes, et pas seulement sur le web.»

Fin 2014, la Royal Society for Public Health, une association britannique de santé publique, avait publié un rapport recommandant l’indication de la valeur énergétique sur les bouteilles d’alcool, pour lutter contre l’obésité. En Europe, cette information nutritionnelle n’est pas non plus obligatoire. Mai,s en avril 2015, le Parlement européen a appelé la Commission à proposer une législation en ce sens, au plus tard pour fin 2016.

Slate.fr

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