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A la Convention républicaine, ça parle beaucoup de «testicules»

Temps de lecture : 2 min

Depuis la fronde du sénateur texan Ted Cruz, qui a refusé d'apporter son soutien officiel au candidat Donald Trump, la Convention républicaine vire à la bagarre de cour de récré.

Ted Cruz lors de la Convention républicaine à Cleveland dans l'Ohio, le 20 juillet 2016 | Timothy A. Clary / AFP
Ted Cruz lors de la Convention républicaine à Cleveland dans l'Ohio, le 20 juillet 2016 | Timothy A. Clary / AFP

Aux alentours du stade où a lieu la Convention républicaine à Cleveland dans l'Ohio, les badauds peuvent s'acheter des t-shirts et des badges pro-Trump avec le message subtil:

«Donald Trump. Enfin quelqu'un avec des couilles».

Le candidat républicain à la présidentielle américaine avait déjà évoqué la taille de son pénis dans un débat télévisé lors des primaires en mars dernier. Et les parties génitales masculines sont de retour dans la campagne, quoique de façon métaphorique.

La fronde du sénateur républicain Ted Cruz, qui a décidé de venir parler à la Convention tout en refusant d'apporter son soutien officiel à Trump, a semé la discorde au sein d'un parti déjà très fracturé. Le gouverneur du New Jersey Chris Christie, qui avait officiellement déclaré son soutien à Trump en février, a qualifié le discours de Cruz d' «égoïste» et de «déplorable».

«Je ne fais pas attention à ce qu'il dit»

La réponse de l'équipe de Cruz a été cinglante, comme le rapporte Buzzfeed:

«Ce type a renoncé à ses testicules en politique il y a bien longtemps. Donc je ne fais pas attention à ce qu'il dit», a déclaré le manager de la campagne de Cruz.

Alors que Christie est accusé de ne «pas avoir de couilles», Cruz a expliqué que lui, justement, en avait. Le lendemain de son discours rebelle, il a déclaré aux délégués texans:

«Je n'ai pas l'habitude de soutenir les gens qui attaquent ma femme et mon père. Ma promesse [de soutenir Trump] n'était pas une garantie qui, même si vous calomniez et attaquiez Heidi, me ferait venir malgré tout comme un caniche et dire "merci beaucoup d'avoir dénigré ma femme et mon père".»

La campagne des primaires avait en effet été peu cordiale entre les deux hommes. Après la diffusion d'une publicité anti-Trump de Ted Cruz suggérant que Melania était trop vulgaire pour être première dame, Trump avait répondu en rewteetant un montage photo pour dire que, de toutes façons, sa femme était plus sexy que celle de Cruz:

Trump avait aussi accusé le père de Cruz d'avoir peut être été complice dans l'assassinat de John F. Kennedy.

Chris Christie s'entend avec tout le monde

Quant à Chris Christie, cela fait plusieurs mois qu'il est accusé d'être un opportuniste qui a vendu son âme (et ses «testicules») à Trump. Avant d'avoir soutenu le magnat de l'immobilier, Christie était en effet considéré comme un modéré capable de s'entendre avec les démocrates, connu pour son embrassade avec Obama après l'ouragan Sandy.

Lors de son discours à la Convention, il a tout de même hurlé qu'Hillary Clinton était coupable d'une longue liste de méfaits mais, peu après, l'équipe de Clinton a posté sur Snapchat une vidéo datant de février dans laquelle on peut voir Christie donner une chaleureuse accolade et dire «bonne chance» à la candidate démocrate:

Slate.fr

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