Culture

Comment Pixar, Marvel et Lucasfilm ont rendu Disney tout puissant

Temps de lecture : 2 min

Personne ne peut voler la couronne au studio Disney, qui est passé maître dans l’art de flairer le bon filon.

Disney, le roi de Hollywood | Marc Levin via Flickr CC License by
Disney, le roi de Hollywood | Marc Levin via Flickr CC License by

Des films Disney, on en voit à longueur de temps. Les productions du studio à la petite souris squattent les cinémas toute l’année pour la joie de certains mais aussi au grand dam de ceux, nombreux, qui aimeraient voir un peu plus de diversité dans le box-office hollywoodien. Vox nous raconte la recette de cette domination, surtout due à un géniallisime feeling commercial.

Malgrès le succès de ses films d’animation à la fin des années 1990, Disney entre dans le XXIe siècle de façon un peu balbutiante. Il se maintient à flot avec les films Pixar, son associé depuis 1997, des comédies pour ados du genre de Fashion Victime en 2002 et des films familiaux ou sportifs tombés largement oubliables comme Miracle (2004) –ne vous flagellez pas si ça ne vous dit rien. Mais, avec la hausse des téléchargements et du streaming au début des années 2000, les studios ne se renflouent plus grâce au marché du DVD et tout le monde s’attend à un crash. Sauf que Disney renaît, et tellement bien que le studio s’impose comme le nouveau roi d’Hollywood.

Ce parcours de rêve a eu lieu grâce à un homme, Bob Iger, nouveau PDG de Walt Disney Company, qui réussit à racheter Pixar en 2006. Fort d’une nouvelle collaboration avec John Lasseter, réalisateur des ultra-bankable Toy Story, Disney sort Raiponce et ensuite l’immense La Reine des neiges, dont tous les parents se souviennent encore.

Mickey, Captain America et Kylo Ren

Disney a surtout l’art de flairer le bon filon. En 2008, le succès est tonitruant pour Iron Man des studios Marvel. Ni une ni deux, Disney rachète Marvel et fait ainsi main-mise sur les Captain America, Thor et consorts. Si Disney laisse les studios créer comme ils le souhaitent, il récupère quand même tout le marché des produits dérivés et du merchandising pour son profit et peut désormais se permettre de lorgner sur une autre machine à blockbusters inépuisables: Lucas Film, racheté en 2012, et ses milliards de dollars de recettes avec sa saga Star Wars depuis 1977. On connaît la suite: le septième volet Le Réveil de la force génère 2 milliards de dollars dans le monde, dont 939 millions rien qu’aux États-Unis.

Résultat: Mickey domine tous les fronts, y compris sur celui des live-actions comme Le Livre de la jungle et truste toutes les dates-clés de sortie jusqu’en 2020. Les autres studios sont condamnés à jouer les seconds couteaux car ils ne parviennent pas à s’imposer sur les mêmes créneaux. La Warner, auréolée du succès des Harry Potter, est la seule qui peut concurrencer le géant, estime Vox. Si son petit dernier, Suicide Squad (août 2016) fonctionne, le studio a la possibilité de lancer tout un tas de spin-off qui en feront un concurrent direct pour Disney. Mais, pour le moment, celui-ci est bien assis sur son trône de roi de Hollywood et ne semble pas près de le laisser.

Slate.fr

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