Eric Le Boucher: l'emprunt ou le déficit?
Le combat sera violent
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C'est entendu, la reprise est là, confirmée, mais elle est lente. Avec une croissance d'environ 1% l'an prochain, la France va continuer de perdre des emplois, comme la plupart des autres pays développés. C'est entendu, le FMI par la bouche de Dominique Strauss-Kahn a demandé que les gouvernements ne replient pas, déjà, les dispositifs des plans de soutien. L'économie dans les pays riches n'est pas à l'abri d'une rechute si le moral des ménages flanche cet hiver. Et entre le chômage qui monte et la grippe, il y aurait des raisons à cela.
Mais, bon, aujourd'hui c'est la reprise. Tous les indicateurs sont repassés dans le demi-plan positif. Alors? Alors ne serait-il pas temps de commencer à envisager de payer l'adition? De s'occuper de ces déficits publics qu'on a creusés, avec raison pour faire face à la crise, mais qu'on a mis au-delà de l'imaginable, à des niveaux qui n'ont eu d'équivalent que pendant les Grandes guerres. Le débat ne porte pas sur «agir maintenant» mais sur «quand et comment va-t-on le faire?». Peu de pays envisagent d'inverser dès aujourd'hui leur politique macro-économique et d'en venir à la rigueur. En Espagne, la décision est prise d'augmenter les impôts, mais ce virement de bord est encore exceptionnel. Aux Etats-Unis, on parle plutôt d'un deuxième plan de relance, celui-ci plus focalisé sur les ménages et sur les chômeurs. Mais la question des déficits se présente à l'horizon et elle commence à être débattue partout. Partout on s'inquiète du niveau des dettes et du comment les rembourser.
En France, le débat est particulier. Parce que les déficits étaient déjà très élevés avant la crise, parce que Nicolas Sarkozy a repoussé au mieux à 2011 le début du chemin de retour l'équilibre, parce qu'il a, au contraire, annoncé un «grand emprunt» qui représentera, lorsqu'il sera engagé en 2010, un second plan de relance. Cet emprunt focalise donc le débat budgétaire en France. Est-il si utile? La France en a-t-elle les moyens? La réduction du déficit n'est-elle pas plus importante? Deux camps s'affrontent. Voici un état des lieux du débat.
Pour le grand emprunt
La reprise s'affirmant et la France retrouvant un chemin de meilleure croissance, il sera temps, en 2011 et en 2012, de reprendre le chemin des économies budgétaires. Voilà la stratégie élyséenne. S'y prendre maintenant est, primo, mettre en péril la relance et, secundo, ne pas voir que la crise appelle à des mesures de relance exceptionnelles.
L'argument macro-économique du gouvernement est celui-ci: la crise a tué des centaines d'entreprises, comme on l'a vu dans la sous-traitance automobile avec des faillites spectaculaires. En conséquence, le potentiel du pays a été très abimé. Les économistes de l'OCDE on calculé que «la croissance potentielle» de la France (sa croissance sur moyenne période) a été ramenée de 1,7% à 1,2% par an. Un demi-point de perdu. Pour le regagner, il faut redynamiser le tissu productif et les entreprises: d'où la suppression de la taxe professionnelle qui va provoquer «un choc de compétitivité», selon Matignon et d'où le grand emprunt, selon l'Elysée. Cette croissance supplémentaire regagnée apportera des recettes fiscales et le déficit sera, demain, plus aisé à réduire.
L'idée de cet emprunt vient d'une analyse que Nicolas Sarkozy a faite sienne: les gouvernements passés n'ont pas osé s'attaquer aux dépenses de fonctionnement, à commencer par la masse salariale de la fonction publique, dès lors la contrainte budgétaire, appliquée année après année, a finalement rogné toutes les capacités d'investissements de l'Etat. Faute d'en avoir les moyens, à force de ce qui est devenue son obsession budgétaire, la France n'a plus de vision stratégique. Elle navigue à vue et manque les révolutions technologiques les unes après les autres (informatique, biotech...).
«La rigueur est une politique qui n'a jamais marché», a dit Nicolas Sarkozy au Congrès de Versailles avant l'été. L'Etat n'investit pratiquement plus dans ces «Grands travaux» qui, naguère, ont permis de doter le pays d'infrastructures modernes. Du coup, il réduit ses dépenses mais il réduit aussi les effets bénéfiques pour l'activité et donc ses recettes futures. Le Grand emprunt veut inverser la vapeur: investir rapporte. Ces dépenses n'en sont pas. Tel est le fond de l'argument en faveur du grand emprunt. Pour peu, bien sûr, qu'elles soient «rentables», elles vont générer des activités, des emplois qui vont engendrer des recettes futures pour l'Etat. L'emprunt va se rembourser lui-même.
Une fois cela dit, la boîte aux idées est ouverte, l'imagination ne manque pas et la liste est facile à faire de «travaux d'avenir» depuis le câblage en fibres-optiques, jusqu'au soutien des universités. La mission confiée au couple Juppé-Rocard n'a pas manqué de sollicitations. Mais justement il faudra choisir et le succès viendra de là: faire les bons choix. Jean-Hervé Lorenzi, président du cercle des économistes, plaide pour cet emprunt mais à deux conditions: que les projets retenus soient peu nombreux pour éviter le saupoudrage et que les investisseurs privés soient associés pour 2/3 des financements, avec au dessus des règles claires de gouvernance.
Contre le grand emprunt
Qu'est-ce qu'une dépense d'avenir? Le salaire d'un professeur qui enrichit l'élève et augmente sa productivité future n'est-il pas une dépense d'avenir? Les économistes ont renoncé depuis longtemps à faire cette distinction. Le débat est de faire les bonnes dépenses budgétaires, celles qui servent vraiment à la nation. Autrement dit, la question porte moins sur le financement des services publics que sur leur nature, sur leur efficacité et sur leur productivité. La question est de savoir si le prof en question augmente «vraiment» la productivité future de l'enfant, s'il le prépare bien.
La distinction dépenses de fonctionnement/dépenses d'investissement est justifiée mais elle renvoie à la réforme de l'Etat et non pas à son niveau d'investissements. En France, l'ensemble des dépenses publiques (Etat, collectivités, sécurité sociale) représente plus de 53% de son PIB, 10 points de plus que la moyenne de l'OCDE, 7 points de plus que l'Allemagne. N'est-ce pas assez? N'est-il pas temps de faire le ménage sérieusement plutôt que d'emprunter encore?
Deuxième argument contre: si l'investissement est «rentable» pourquoi ne pas le laisser complètement au secteur privé? Rentable à quelle échéance?, répliquent les partisans de l'emprunt: seul l'Etat peut investir à long terme. C'est faux, sauf si on distingue un projet à la rentabilité financière stricto sensu, que le privé financera, de celui à rentabilité globale qui porte des fruits indirects pour la collectivité. La ligne TGV vers Strasbourg par exemple qui n'est pas «rentable» mais change la vie des Lorrains et des Alsaciens, et restructure l'immobilier sur place et les activités en conséquence. C'est alors vrai. Mais les exemples sont peu nombreux.
Et puis si la rentabilité globale est si bonne, pourquoi l'Etat n'a-t-il pas fait cet excellent investissement plus tôt? Réponse: parce que l'Etat fait des mauvais choix, plus dictés par le clientélisme que par «l'avenir». L'exemple de la baisse de la TVA sur la restauration est renvoyé à la figure du gouvernement. Pourquoi faut-il un autre emprunt si vous dépensez si mal? Qui garantit que «les dépenses d'avenir» que vous annoncez seront, cette fois, vraiment bonnes?
Troisième argument : la dette française est trop lourde. De 2007 à 2009, elle est passée d'un peu plus de 1.250 milliards à près de 1.430 milliards (de 65% à environ 75% du PIB). Nicolas Sarkozy a creusé le déficit dès son arrivée en juin 2007 ruinant les maigres efforts faits les années précédentes. Contre la crise, il fallait le laisser filer selon les recettes keynésiennes derrières lesquelles tout le monde s'est rangé. Ce fut fait avec raison, 30 milliards d'euros, 2% du PIB. Cela suffisait et correspondait à ce qui était possible au regard de la dette.
Le grand emprunt, si on retient le chiffre de 30 milliards avancé par Michel Rocard, viendra doubler l'effort de relance. Est-ce utile en 2010 alors que la reprise se confirme? Et puis les experts budgétaires font remarquer que le déficit structurel français (hors crise) est de 100 milliards d'euros, 5% du PIB sur les 8,5% du total. A ce compte-là, si rien n'est fait, les calculs montrent que même si la croissance remonte à 3% (ce qui est peu probable), la dette ne se stabilise pas!. Elle atteindra 100% du PIB en 2015.
C'est là l'argument majeur des opposants à l'emprunt. Non qu'il soit en soit inutile, éventuellement, mais la France doit se donner une autre priorité: sa dette. Il est urgent de s'y attaquer et le président Sarkozy devra se transformer en rigoriste. Le pourra-t-il? Le débat sur emprunt/déficit en vient à la nature «dépensière» de Nicolas Sarkozy qui comme ministre du budget (1993) ou des finances (2004) n'a jamais fait montre de vertu restrictive et comme président il a démontré le contraire. Il a été un président réactif, bon général de crise. Mais la reprise le force à devenir ce qu'il déteste: un homme des comptes. Beaucoup doutent qu'il y parvienne, d'où l'extrême âpreté du débat qui s'ouvre.
Eric Le Boucher
image de une: Tunnel suisse/REUTERSMis à jour le 26/10/2009 à 8h58













































Ce long article passe sous silence un fait important: les politiques n'ont pas la moindre idée des "investissements" nécessaires pour relancer la France.
Il y a en France autant de rond-points avec priorité à gauche que dans tout les reste de l'Europe. Et pourquoi ? Parceque à partir d'un moment, chaque élu a voulu faire son ou ses rond-points; à plus d'un millions d'€ l'unité, on voit bien la montagne d'argent public qui est passé là dedans ert pour quel résultat ? Pour avoir été pendant des années membre d'un conseil d'administration d'un lycée, j'ai pu constater comment s'y font les "investissements": pendant des années on réclame des toilettes décentes et on nous répond que "c'est le conseil régional qui s'occupe de ça", on attend, et puis une année à la rentrée et sans que personne n'ait été informé, on nous annonce que les toilettes ont été refaites de fond en comble pendant des vacances d'été pour des millions d'€ puis on se rend compte à la rentrée que leur nettoyage n'est pas facile à assurer. Le maire de Nice a annoncé la semaine dernière la réalisation d'un échangeur d'autoroute pour 410 millions d'€ et encore cet échangeur à cheval sur le Var n'assure-t-il l'échange que dans un seul sens de l'autoroute et pas vers l'Italie. Qui a une idée de ce qu'est 410 millions d'€, 1000 € pour chaque niçois ? Que vont rapporter ces 410 millions d'€ ? Probablement très peu.
Le problème est là, cité par M. Le Boucher: les politiques agissent principalement pour se faire mousser et par clientélisme; ils ne font que distribuer de l'argent sans contrepartie. J'entendais ce matin M. Le Metayer de la FNSEA pleurer et demander des milliards. Mais comment ces milliards annoncés demain vont-ils être dépensés et tous les paysans sont-ils dans le besoin ? Evidemment non, et qui règle les problèmes de fond ? Qu'est devenu cette histoire d'aiguilleurs du ciel dénoncée il y a quelques semaines dans laquelle les aiguilleurs s'arrangeaient pour compenser des heures faites ou pas faites ? Le ministre avait demandé un rapport sous 48 heures à la DGAC et puis ... plus rien, RAS.
Ce qui est en cause en France, c'est la capacité des politiques à agir sur la vie des gens. Cela renvoie à un autre mal Français: le cumul des mandats, la professionnalisation des politiques. Un politique n'a qu'un objectif, être réélu, donc il arrose... Alors faire encore un emprunt pour rénover des lycées ou faire des autoroutes quel intérêt ? Ce qu'il nous faut, c'est un état proche des gens, impartial et ayant le sens de l'intérêt supérieur. Avec cet emprunt, Sakozy, lui qui annonce 2 milliards d'aide par semaine depuis des semaines, veut financer sa réélection, c'est tout. Avec un tel amateur, on n'est pas tirés d'affaire.
Jcroispas, je serais i simplement un peu plus de sévère à l'encontre des politiques; clientelisme oui, mais surtout amateurisme, incompétence, l'Etat est un escroc qui vole les francais toute la journée. Les rond point de Mr Bouygues biensur sont un bon exemple, faire "des choses" justifie l'existence de cette pléthore d'élus qui sont au mieux des assistantes sociales trop payés au pire des parasites de la société francaise. Cette classe de gauche comme de droite se complait dans cet Etat sans se soucier du futur de nos enfants ils gèrent l'instant présent, ils critiquent les trader à la recherche du profit instantannée mais eux font la même chose en pire puisque c'est avec votre argent.
Il y a peut-être une idée à puiser dans votre commentaire: on nous dit qu'il ne faut renouveler qu'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite du fait des déficits et si on appliquait cette mesure à tous ceux qui vivent grâce à l'argent public ... comme les politiques, par exemple!
Le débat sur emprunt/déficit en vient à la nature «dépensière» de Nicolas Sarkozy qui comme ministre du budget (1993) ou des finances (2004) n'a jamais fait montre de vertu restrictive et comme président il a démontré le contraire. Il a été un président réactif, bon général de crise. Mais la reprise le force à devenir ce qu'il déteste: un homme des comptes. Beaucoup doutent qu'il y parvienne, d'où l'extrême âpreté du débat qui s'ouvre.
Je rapprocherai cette réflexion de l'article de Libé: "Sarkozy, très cher président de l'Union européenne"
http://www.liberation.fr/politiques/0101599383-sarkozy-tres-cher-president-de-l-union-europeenne
Les six mois de présidence française de l'Union européenne -du 1er juillet au 31 décembre 2008- ont coûté 171 millions d'euros à l'Etat, selon les calculs de la Cour des Comptes, dans un rapport révélé samedi par le site d'informations Médiapart. Une somme supérieure de 114 millions à celle dépensée par Jacques Chirac en 2000, lors de la dernière présidence tournante française. Selon la Cour des comptes, la moyenne des dépenses engagées par les différents pays est autour de 60 à 80 millions. Seule l'Allemagne a approché cette somme.
Et rappelons nous des débats suscités en 2007 par l'explosion des frais de l'Elysée:
En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy, le budget de l'Elysée avait été multiplié par trois, officiellement pour que l'exécutif rénumère directement ses collaborateurs, qui émargeaient au budget de leur administration d'origine. Cette même année, la rémunération du chef de l'Etat avait été plus que doublée, à quelque 19.000 euros mensuels, pour l'aligner sur les revenus du Premier ministre et des autres chefs de l'Etat.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/12/01011-20091012FILWWW00575-le-budget-de-l-elysee-va-suivre-l-inflation.php
Sarkozy ne nous coûte il pas tout simplement trop cher dans le contexte économique actuel ? C'est un flambeur. On en a eu la démonstration dans les premiers mois de la présidence. La droite libérale nous vend Thatcher, la mentalité du boutiquier pour qui un sous est un sou, et elle s'est rassemblée derrière un fan de "la vérité si je mens" ! On a une vraie erreur de casting.
jcroispas nous donne de bons exemples d'incompetence du secteur public. Il oublie les bonnes actions du secteur public (Airbus, le secteur bancaire apres guerre, les TGV, les investissements publics en infrastructures (telecoms, nucleaire)...) . Il passe sous silence les succes et bien sur les echecs du secteur prive (le secteur bancaire depuis les 90s, le leverage financier tous azimuts, les destructions et misallocation de capital enormes, les conflits d'interet toujours grandissants entre elites economiques et financieres et la societe qui garantissent une 2eme phase a la crise que nous traversons..., l'incapacite Francaise (secteur prive) a investir dans les secteurs d'avenir (ou serait notre balance des paiements sans le programme nucleaire et Airbus? Que seraient nos infrastructures?).
Toute analyse partisane conduit a des erreurs (comme si tous les politiques etaient idiots et les entrepreneurs geniaux!...).
Toute decision particuliere doit etre faite sur les fondamentaux et sans a priori: allocation du capital et du capital humain.
Secteur public ou secteur prive, regulation ou deregulation...je vous en supplie, pas d'a priori ideologique mais des analyses specifiques pour des cas specifiques.
L'utilisation du capital pour gonfler des bulles a repetition d'une part et la degradation de l'education, le niveau eleve du chomage et le comportement courtisan et interesse de nos elites (public et prive) montrent a l'envie que nous sommes sur la mauvaise voie.
Boucher: "si l'investissement est «rentable» pourquoi ne pas le laisser complètement au secteur privé?". Quel aveuglement!!... Pensez vous que le systeme de retributions des elites privees peut les mener a prendre de bonnes decisions? C'est plutot le contraire!
Je crois que vous avez mal compris mon propos, qui n'est pas du tout d'opposer public et privé. Je voulais dire que nous avons aujourd'hui des politiques qui ne raisonnent JAMAIS en terme de retour d'investissement. L'argent est pour eux uniquement un moyen de faire parler d'eux en bien : le zoo de St Jean Cap-Ferrat ferme, pas de problème, C. Estrosi va construire un zoo. Cela a été dit bien avant qu'il ait une idée sur ce que coûte un zoo. On en est là. On va le voir encore avec ce grand emprunt: N. Sarkozy, qui n'a aucune idée sur ce que seraient des investissements d'avenir (sinon il aurait agit depuis des années) fait plancher des gens sur le sujet mais va faire en sorte de présenter cela comme si c'était lui qui avait tout décidé. L'argent est disponible, il n'y a qu'à l'utiliser. Quand on n'a pas à gagner d'argent, c'est quand même beaucoup plus facile. En tant que chef d'entreprise, c'est mon problème principal, donner envie à des clients. Cela fait par contre 1 an et demi qu'un apprenti a quitté notre société et nous n'avons toujours pas touché la moindre aide publique qui était prévue au contrat. Quand on appelle le conseil régional on nous répond que "ça va venir", 2 ans après. Et l'état passe en permanence des pubs pour mettre en lumière les aides sur l'apprentissage...
Cette économie semi-administrée qui plait tant à N. Sarkozy, lui permet de se donner le beau rôle.
Enfin je ne suis pas sûr que cette situation de banqueroute de l'état soit arrivée par hasard; N. Sarkozy ne veut pas toucher aux rentes dont bénéficient tous ceux qui vivent de ces déficits: les entreprises de travaux public, le corps médical, les entreprises monopolistiques... Aujourd'hui, il faut payer 190 € à une auto-école pour qu'un enfant ait le droit de conduite une mobylette: 190 €, 4 heures de cours bâclé et hop, le tampon. L'affaire de la TVA sur la restauration est un des sommets de cette politique. N. Sarkozy endette sciemment l'état pour que tous ces gens en profitent: vous n'aimez pas l'état, vous vivez de vos privilèges, vous votez pour moi, nous allons tous nous en mettre plein les poches. Et au diable l'avarice. On est très très loin du retour d'investissement.
« Partout on s'inquiète du niveau des dettes et du comment les rembourser. »
Il n’est pas dénuer de bon sens, de vouloir faire payer les auteurs qui sont à l’origine de ce déficit abyssal, à savoir les banques, comme on le fait, quand on fait payer un délinquant pour ses méfaits !
Seulement il faudrait une véritable volonté politique, ce qui ne semble pas être le cas comme on peut le constater en écoutant les propos de Jean François Copé - "Nous n'allons pas taxer les banques au moment où elles vont mieux" - sur l'amendement adopté vendredi prévoyant la taxation du bénéfice des banques de 10%. Il semble que le politique a démissionné de son rôle dans ce qui peut avoir de meilleur pour le bien commun, face au pouvoir économique.
Ce n’est pas de 10% qu’il faudrait taxer leurs bénéfices.., Puisqu’elles vont « mieux que bien », mais de 50% !
Or une nouvelle bulle spéculative (artificielle ou pas) est en train de se former par les banques et pour les banques afin de renflouer leur pertes et reconquérir leur autonomie vis-à-vis des états « moralisateurs ».
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Quand à penser, qu’un second plan de relance pourra conjurer le sort de notre pays, il faudrait déjà s’attacher à voir ce qu’est le premier plan de relance dans le détail pour pouvoir commencer à rire des petits panneaux affichés ça et là, mentionnant : plan de relance !!!
L’ouverture d’un nouveau chantier prend au minimum deux ans, et donc cela ne va pas assez vite pour obtenir une lisibilité dans la population. Les préfet garants en quelque sorte du premier plan de relance et pour répondre aux impératifs de l’Elysée sont donc obligés de financer des chantier déjà en cours (ouverts). Mais ces derniers n’apportent rien de plus, si ce n’est la prise en charge par l’état d’une partie du financement à la maîtrise d’ouvrage de travaux déjà programmés et en cour d’exécution.
Ainsi, le plus important, devient l’apposition sur les chantiers de petits panneaux vantant le plan de relance. Tout ceci participe a la confusion générale, de l’incapacité (technique) à lancer de grands travaux du jours au lendemain, d’emplois immédiats, et de création de richesses supplémentaires.
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« Un demi-point de perdu. Pour le regagner, il faut redynamiser le tissu productif et les entreprises: d'où la suppression de la taxe professionnelle qui va provoquer «un choc de compétitivité», selon Matignon et d'où le grand emprunt, selon l'Elysée. Cette croissance supplémentaire regagnée apportera des recettes fiscales et le déficit sera, demain, plus aisé à réduire. »
A ceci prêt, que la suppression de la taxe professionnelle risque fort d’augmenter les impôts locaux, réduisant d’autant le moral des ménages et leur possibilité de consommer !
Deux ensembles de conditions à respecter pour éviter d'aller à terme dans le mur:
1- L'emprunt (il sera politiquement difficile de l'éviter)
Définir un montant en fonction de projets visibles et 'concrétisables'. Coût pour chaque projet, avantages, inconvénients, délais, avec objectifs et responsabilités bien définis,
Réalisation: Un suivi sévère est indispensable.
Résultat: Analyse, bilan etc...
Banal, sans doute, mais compte tenu situation actuelle, à respecter impérativement et scrupuleusement, ce qui est rarement le cas.
2- Les dépenses publiques
Poursuivre avec plus d'ampleur et d'ambition leur réduction. Simplification administrative, suppression des conseillers régionaux et généraux, diminuer, dans un premier temps, d'un tiers le nombre de sénateurs et de députés; facile mais il faut avoir la volonté politique de le faire et en prendre le risque électoral. Diminuer les dépenses élyséennes de fonctionnement et le nombre de conseillers ici et là. Diminuer pour tous ces politiques 'gouvernants' et conseillers 'pensants' les indemnités et moyens de fonction divers mis à leur disposition aux frais de l'état. Vaste programme, mais il faudra un jour ou l'autre, et cette fois-ci on aura pas le choix, le traiter.
"Vaste programme, mais il faudra un jour ou l'autre, et cette fois-ci on aura pas le choix, le traiter."nous dites-vous, c'est très certainement exact, mais les politiciens raisonnent depuis des décennies selon le principe: il n'y a pas de problèmes qu'une absence de solution ne puisse régler. C'est la justification pour refiler la patate chaude à son successeur et la solution la plus cohérente me semble être de ne pas pouvoir renouveler un mandat électoral quel qu'il soit afin de disposer de gens susceptibles d'être préoccupés par autre chose que sa propre réélection avec le prestige, la puissance et... le salaire rondelet qui en découle!
L'Etat veut nous faire croire qu'il va investir ces milliards empruntés pour le futur de la France.
Encore de l'enfumage pour citoyen gogo.
Combien de Commissions pour dépenser ces sommes extravagantes, combien de Fonctionnaires pour valider les dossiers, pour contrôler et évaluer ces dépenses qui vont irriguer le désert étatique.
Il faudra attendre un nième rapport de la Cour des Comptes, dans cinq à dix ans, pour découvrir que cet argent n'a servi à rien.
Que l'on réduise le train de vie de l'Etat et des Collectivités Territoriales pour trouver les milliards utiles à la France !
Que l'on supprime les niches fiscales pendant cinq années !
Ce sont des dizaines de milliards qui réduiront les déficits du Titanic français.
Du Courage, du courage !!!!!!!!