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Le colistier de Donald Trump a soutenu une loi pour que les fœtus avortés soient enterrés

Temps de lecture : 2 min

Dans l'Indiana, Mike Pence, candidat à la vice-présidence des États-Unis aux côtés de Donald Trump, a tenté de forcer les hôpitaux à faire enterrer ou incinérer les fœtus.

Donald Trump avec son colistier Mike Pence, le 16 juillet 2016 lors d'une conférence de presse à New York | KENA BETANCUR / AFP
Donald Trump avec son colistier Mike Pence, le 16 juillet 2016 lors d'une conférence de presse à New York | KENA BETANCUR / AFP

Mike Pence, le colistier choisi par Donald Trump pour être candidat à la vice-présidence, est gouverneur de l'Indiana, où il est s'est fait connaître pour avoir tenté de faire passer des lois homophobes et anti-avortement.

En mars, il a signé une loi empêchant aux femmes d'avorter en cas d'anomalie chromosomique comme la trisomie. Le texte spécifiait également que les hôpitaux n'ont pas le droit de jeter les tissus fœtaux après un avortement ou une fausse couche, rapporte Mother Jones.

Une tentative symbolique

En juin, la loi a été bloquée par un juge fédéral qui l'a qualifié d'anticonstitutionnelle, mais deux États, l'Arkansas et la Géorgie, ont encore des clauses similaires. Ce genre de loi n'a pas d'utilité médicale, mais constitue une tentative symbolique de faire passer les fœtus pour des personnes légales.

Selon le texte de la loi signée par Mike Pence, une femme ayant eu recours à une IVG ou ayant fait une fausse couche après huit semaines de grossesse, aurait dû donner les tissus fœtaux à l'hôpital et remplir un formulaire pour choisir si le fœtus doit être enterré ou incinéré. La responsabilité revient ensuite à l'hôpital de contacter des services funéraires pour enterrer ou incinérer les tissus. C'est actuellement encore le cas dans deux États américains, où il est illégal pour un hôpital de jeter ces tissus.

Trump n'est pas clair sur l'avortement

Interviewé par The Atlantic, l'intendant des cimetières de la ville d'Evanston dans l'Indiana, expliquait qu'il songeait à dédier une partie du cimetière à tous les fœtus. Déjà l'année dernière, un député du Missouri avait tenté de faire passer une loi pour exiger la création d'un monument à la mémoire des fœtus avortés.

Lorsque Mike Pence a fait passer le texte de loi en mars, il avait déclaré:

«Je signe cette loi en priant pour que Dieu continue de bénir ces précieux enfants, mères et familles.»

Contrairement à son colistier, le candidat républicain Donald Trump n'est pas très clair en ce qui concerne l'avortement. En mars, il avait déclaré qu'il fallait punir légalement les femmes qui avortent, avant de changer d'avis. Et en juin, il n'a pas commenté une décision historique de la Cour Suprême rendant anticonstitutionnelles les lois restreignant l'accès à l'avortement. Dans une interview de 1999, il avait déclaré être personnellement opposé à l'avortement mais en faveur de la légalité de la procédure.

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