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Peut-on s’entraîner à dormir moins?

Repéré par Cyril Simon, mis à jour le 18.07.2016 à 19 h 08

Repéré sur New York Times

Vous aimeriez bien ne pas avoir à subir votre horloge interne.

On ne choisit pas son rythme de sommeil | Andrew Roberts via Flickr CC License by

On ne choisit pas son rythme de sommeil | Andrew Roberts via Flickr CC License by

Régulièrement, journalistes et experts du New York Times répondent aux questions de santé des lecteurs. La dernière en date, vous vous l’êtes sans doute déjà posée. Pouvez-vous maîtriser le temps de sommeil dont votre corps a besoin? Désolé d’être aussi brutal, mais la réponse est non.

S’il existe d’innombrables astuces pour aider à trouver le sommeil, il n’en existe aucune pour vous aider à diminuer votre temps de sommeil (et à disposer de plus de temps pour vous): dormir moins affectera forcément votre forme physique et mentale. L’explication est plutôt logique. «Plus vous vous privez de sommeil sur une longue durée, plus votre perception du sommeil en sera affectée», assure la docteure Sigrid Veasey, professeure au Centre du sommeil et de neurobiologie circadienne de l’école de médecine Perelman à l’université de Pennsylvanie.

Aux États-Unis, la National Sleep Foundation recommande des nuits de sept à neuf heures pour les adultes. Entre neuf et onze pour les 6-13 ans, et entre sept et huit pour les plus de 65 ans. Or, en moyenne, selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), 29% des Français dorment moins de sept heures par jour en semaine. Avec une hausse du temps de sommeil le week-end, avec un repos de sept heures et cinquante minutes en moyenne. Ne pas écouter ses besoins peut avoir des conséquences néfastes à long terme, souligne l’institut:

«Réduire le temps de sommeil à six heures chez des sujets dont le besoin était de six heures trente à huit heures trente de sommeil sur une durée de deux semaines provoque des altérations des performances dans la journée aussi importantes au bout de cinq jours qu’après une nuit blanche ainsi que des accès de sommeil incontrôlables chez certains sujets en fin d’expérience.»

Un conseil (presque) simple: levez-vous tous les jours à la même heure, week-end compris, fluidifiera votre rythme veille-sommeil.

Pour évaluer votre temps de sommeil idéal, les vacances prolongées sont la période propice. Une fois que vous aurez récupéré votre retard de sommeil, le temps que vous finirez par dormir est en général une bonne estimation. «Le plus simple est de tenir un agenda du sommeil pendant une période sans (ou avec peu) de contraintes professionnelles et familiales. Idéalement la deuxième semaine de vos vacances», précise dans Science et Avenir Arnaud Rabat, chef de projet au sein de l’Unité fatigue et vigilance de l’Institut de recherche biomédicale des Armées (Irba).

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