France

Après l'attentat de Nice, les appels à l'unité nationale

Slate.fr, mis à jour le 17.07.2016 à 19 h 35

Un camion a attaqué la foule juste après le feu d'artifice du 14-Juillet, faisant au moins 84 morts. Les enquêteurs tentent désormais de comprendre les motivations de l'auteur de cet attentat.

Devant l'hôtel Méridien à Nice le 16 juillet, des gerbes de fleurs après l'attentat qui a tué au moins 84 personnes le 14-Juillet | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Devant l'hôtel Méridien à Nice le 16 juillet, des gerbes de fleurs après l'attentat qui a tué au moins 84 personnes le 14-Juillet | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Ce que l'on sait de l'attentat à Nice le 14-Juillet:
– Un camion a foncé sur la foule sur deux kilomètres sur la Promenade des Anglais après le feu d'artifice vers 22h45, le conducteur a été abattu 
– Le bilan encore provisoire s'élève à 84 morts, selon le ministère de l'Intérieur
– François Hollande a évoqué dans une intervention télévision dans la nuit une «attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié»
– Le suspect a été identifié. L'homme de 31 ans s'appelait Mohamed Lahouaiej Bouhlel
– L'état d'urgence qui devait prendre fin le 26 juillet sera prolongé de trois mois, a annoncé François Hollande
– Trois jours de deuil national auront lieu les 16, 17 et 18 juillet
– Si Manuel Valls a estimé sur France 2 que l'homme était «sans doute lié à l'islamisme radical», son ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve estimait le contraire sur le plateau du JT de TF1. 

19h: «S’il y a bien une chose que l’on sait, c’est que l’on ne sait rien. On ne sait plus rien.» Après les réactions désastreuses de la classe politique concernant l'attentat de Nice, les appels à l'unité se multiplient, comme dans cet édito de Libération. Pour Claude Askolovitch sur Slate, l'unité a commencé le 15 juillet quand les principaux hommes politiques français se sont réunis à l'église et à l'hôpital Pasteur. Le Monde souligne qu'il ne faut pas céder à la peur, pour «repenser notre monde».

Ce dimanche 17 juillet au soir, une septième personne –qui échangeait des textos avec Mohamed Lahouaiej-Bouhlel– a été interpellée dans le cadre de l'enquête sur l'auteur de l'attentat sur la Promenade des Anglais le 14-Juillet. Le bilan est toujours de 84 morts, dont on apprend l'identité au fur et à mesure de l'identification des corps. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé aujourd'hui que les soins des personnes hospitalisées seront à 100% pris en charge par la sécurité sociale.

16h00: Comment les enfants et les adolescents vont-ils comprendre l'attentat à Nice? Les professeurs sont formés pour expliquer ce type d'événements. En pleines vacances scolaires, Thomas Messias, professeur de maths, note que cet attentat remet aussi en cause l'insouciance des plus jeunes, qui ne pourront pas forcément parler avec des adultes habitués à échanger avec eux.

14h30: Quatre jours après l'attaque, les policiers témoignent à propos de la soirée du 14-Juillet. Marianne a notamment parlé au policier qui a abattu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel:

«Je voyais cet individu au volant, le moteur tournant, il ne fallait pas qu’il redémarre et qu’il fasse d’autres victimes. J’ai continué à progresser. Je faisais face au camion. J’ai vu que cet individu bougeait dans l’habitacle et à un moment, il a pointé son armé dans ma direction et il m’a tiré dessus au moins une fois. J’ai encore fait feu, je pense à deux ou trois reprises et je suis allé me mettre en protection derrière un palmier situé à 6 ou 7 mètres du camion. Le chauffeur du camion a de nouveau bougé dans l’habitacle, comme s’il cherchait quelque chose, et il est passé sur le siège passager.J’ai tiré pour le neutraliser jusqu’à ce qu’il ne bouge plus.»

Des citoyens ont aussi tenté d'arrêter l'homme, rapporte Nice-Matin, qui parle de «héros anonymes». Un jeune homme de 26 ans a couru vers le véhicule depuis la plage et un conducteur de scooter a essayé de rentrer dans l'habitacle en ouvrant la porte de la cabine.

13h: «J'ai le matériel». Les textos envoyés par l'auteur de l'attentat à Nice sont actuellement analysés par la police, révèle Nice-Matin. Ils révèlent notamment la relation houleuse qu'il avait avec sa femme, toujours selon le quotidien régional. L'épouse du tueur de Nice Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a été libérée dimanche après 48 heures de garde à vue, a appris l'AFP de source judiciaire. Six autres personnes, cinq hommes et une femme, sont toujours en garde à vue dimanche.

10h45: Quatre jours après l'attentat qui a fait 84 morts à Nice, l'identité des victimes se précise. La secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes, Juliette Méadel, a annoncé que les premières indemnisations seraient versées la semaine prochaine. Interrogée sur RTL, elle a expliqué que les corps ont été présentés aux familles «ce matin». Plus de 200 personnes ont été blessées. «Entre le moment où le choc survient et le moment où la police opère le relevage des corps, il se passe quelques heures. Il y a une deuxième phase scientifique où il y a un recueil de données d'informations qui permet ensuite à la police technique et scientifique de rapprocher les informations des prélèvements et des analyses des corps. Ça prend nécessairement du temps. Tout a été fait pour accélérer au maximum ces délais.»

9h45: Nice-Matin continue de publier plus d'éléments sur le déroulement de l'enquête après l'attaque menée sur la Promenade des Anglais jeudi soir. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était venu repérer les lieux le mardi et le mercredi. Les textos de son téléphone portable sont actuellement examinés. Une source policière dit au quotidien régional que le tueur s'est dit «en possession de matériel». Deux nouvelles interpellations ont eu lieu, un homme et une femme.

9h10: «Le terrorisme fait partie de notre quotidien». Après son interview au JT de France, Manuel Valls donne une interview au JDD. «D’autres vies seront fauchées. Ce sera long. Je comprends les interrogations, les colères des proches des victimes», continue-t-il pour répondre aux critiques sur la sécurisation de la France face à la menace terroriste. Et souligne que cela ne doit pas se traduire par une surrenchère sécuritaire, au point de faire référence au candidat à l'investiture républicaine aux Etats-Unis Donald Trump: «La réponse à l'Etat islamique ne peut pas être la “Trumpisation” des esprits.»

9h: Mario Auferio rentrait chez lui jeudi soir quand il a croisé un camion blanc qui n'avait rien à faire là puisque les véhicules de cette taille dans cette zone résidentielle non loin de la Promenade des Anglais. Le New York Times a rencontré ce retraité et souligne toutes les questions qui se posent encore autour de la sécurité de la ville lors du feu d'artifice.

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