Monde

Les insultes faites aux États par Boris Johnson, nouveau ministre des Affaires étrangères britannique

Repéré par Mélissa Bounoua, mis à jour le 14.07.2016 à 13 h 20

Repéré sur Slate.com

L'ancien maire de Londres Boris Johnson vient d'être nommé ministre des Affaires étrangères après le départ du Premier ministre David Cameron du 10 Downing Street. Et ses propos le rattrapent.

Boris Johnson à la sortie du 10 Downing Street à Londres après un entretien avec Theresa May, le 13 juillet 2016 | JUSTIN TALLIS / AFP

Boris Johnson à la sortie du 10 Downing Street à Londres après un entretien avec Theresa May, le 13 juillet 2016 | JUSTIN TALLIS / AFP

Theresa May, ministre de l'Intérieur depuis 2010, remplace désormais David Cameron au 10 Downing Street. La Première ministre fraîchement désignée par les conservateurs britanniques a annoncé l'arrivée de Boris Johnson au ministère des Affaires étrangères. Un choix contreversé à plus d'un titre. Certains le croyaient politiquement mort, ne voulant pas succéder à David Cameron. Aussi parce que l'ancien maire de Londres n'a jamais caché son désaccord avec Cameron, soulignant au lendemain du référendum à l'issue duquel le Brexit l'a emporté qu'il avait créé «une forme d'hystérie, un deuil contagieux»

Mais Boris Johnson ne s'est pas contenté de critiquer son Premier ministre, il n'a pas hésité tout au long de sa carrière politique à dire ce qu'il pensait, parfois jusqu'à insulter les représentants de pays avec qui il va aujourd'hui devoir négocier au nom de la Grande-Bretagne.

Slate.com en rappelle quelques-unes.

George W. Bush, «incapable»

En 2003 par exemple, il décrit George W. Bush, alors président des États-Unis, comme un «louche Texan belliqueux, pas vraiment élu, incapable de s'exprimer, qui incarne toute l'arrogance de politique étrangère américaine».

En 2005, dans une tribune publiée sur le Telegraph, il évoque la Chine: «En comparaison avec l'ancien empire britannique et le nouvel empire américain, l'influence culturelle chinoise est presque nulle, et a peu de chance de grandir... La culture chinoise semble rester en Chine. En effet, le meilleur de la culture et de l'art chinois sont pour la plupart une imitation des formes occidentales. Le nombre de prix Nobel gagnés vraiment à domicile est nul, bien qu'il y ait évidemment des légions de Chinois intelligents essayant de s'échapper pour aller à Stanford ou Caltech.» 

Trois ans plus tard, les médias chinois l'ont décrit comme «arrogant, malpoli et irrespectueux» lorsqu'il a accepté le drapeau olympique à la fin des Jeux olympiques de 2008 à Pekin (avant ceux de 2012 à Londres).

Hillary Clinton, «infirmière sadique»

En 2007, pendant la campagne d'Hillary Clinton à l'investiture démocrate américaine, il a parlé d'elle comme d'une «infirmière sadique dans un hôpital psychiatrique», critiquant son engagement qu'il considère comme «politiquement correct et coincé».

En mai dernier, dans une interview à propos du Brexit, il s'en est pris aux politiques commerciales et tarifaires européennes, les comparant aux aspirations de Napoléon Bonapart au XIXe siècle ou aux désirs d'expansion de l'Allemagne d'Adolf Hitler: «Napoléon, Hitler, plusieurs ont été essayé cette méthode, et cela s'est très mal fini. (...) L'Union européenne est une tentative de reproduire ça d'une autre manière.»

En décembre 2015, il a conseillé de s'associer aux forces de Vladimir Poutine et du président syrien Bachar al-Assad, soulignant que ce n'était pas «moralement impossible» de travailler avec eux pour combattre Daech.

Au moment de l'annonce de la désignation de Boris Johnson, la réaction de la travailliste Angela Eagle –qui pourrait prendre la tête du Labour à la place de Jeremy Corbyn– dit tout de la surprise de classe politique de le voir arriver aux Affaires étrangères.

 

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