Science & santé

Les couleurs des feux d'artifice, c'est surtout une question de chimie

Emeline Amétis, mis à jour le 13.07.2016 à 15 h 48

Si vous croyiez que l'on obtenait les couleurs des feux d'artifices avec des colorants, détrompez-vous. C'est en fait un procédé chimique complexe qui donne à ce spectacle pyrotechnique ses couleurs.

Des feux d'artifice du 14-Juillet à Paris | AFP/MEDHI FEDOUACH

Des feux d'artifice du 14-Juillet à Paris | AFP/MEDHI FEDOUACH

Quoi de plus symbolique pour le 14-Juillet que sa traditionnelle cérémonie de feux d’artifice? Depuis son institution légale en 1880, la fête nationale est toujours ponctuée d'explosions de couleurs.

Si le procédé pyrotechnique inventé par des alchimistes chinois est vieux d’un millénaire –grâce à la découverte du mélange pour obtenir de la poudre noire–, c’est à partir du XIXe siècle que les feux d'artifice deviennent de véritables spectacles visuels grâce aux sels métalliques. Avant cela, ce n'était que bruits et faibles traces dorées. Depuis, la composition est restée identique: la poudre noire sert à faire chauffer l’ensemble à très haute température —entre 1.000 et 3.000 degrés— afin d'obtenir la réaction chimique tant admirée les soirs des 13 et 14-Juillet.

Mais alors, qu'est-ce qui donne aux feux d'artifice leur couleur?

Vox s'est penché sur le sujet avec l'aide de John Conkling, chimiste au Washington College:

Le lancement et l'explosion de feux d'artifice se racontent en trois étapes détaillées par le scientique: d'abord, la bombe de divertissement est lancée par un mortier après combustion de la poudre noire qui sert à propulser le dispositif. Ensuite, la mèche interne cachée à l'intérieur de la bombe de divertissement s'allume pour atteindre le cœur du dispositif –composé aussi de poudre noire– pour enfin exploser en couleurs.

«En chauffant les sels métalliques à haute température, ils se débarrassent de leur énergie en émettant des longueurs d'onde de lumière [perçues comme des couleurs par l'œil, ndlr]», explique John Conkling à Vox.

On utilise ainsi du chlorure de cuivre pour du bleu, du potassium pour du violet, du sodium pour du jaune, du baryum pour du vert, un mélange de fer, de soufre et de carbone pour du doré ou du titane et de l'aluminium pour une couleur argentée.

Mais le spectacle n’est pas si «facile» à assurer: certains feux d’artifice suivent un procédé chimique qui peut se révéler complexe. Il est plus difficile de produire du bleu, par exemple, à cause du chlorure de cuivre –un sel métallique instable. La composition surchauffe facilement et risque de se décomposer. De quoi être un peu plus admiratif du travail des artificiers en fixant leur composition sur le ciel étoilé.

Emeline Amétis
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